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Hélène Oléon (2e partie)
« Mon école, les enfants, mon seul souci »

Nous voici à fin juin 1953. Mme Bourelly prend sa retraite. Hélène Oléon lui succède comme directrice de l'école de filles, qui compte deux classes.

Un évènement pour elle mais aussi pour les Simianais parce qu'elle accueillera plusieurs générations d'entre eux.

L'école dans le pré

Au fil des souvenirs très précis d'Hélène, c'est toute l'évolution qui se redessine sous nos yeux. De plus, diriger une école, quand une commune se développe, n'a jamais ressemblé à une sinécure.

A cette époque, c'est dans une même classe que M. Ricavy, directeur de l'école de garçons, enseigne à ceux des deux cours moyens et du cours du certificat d'études. Avec sa classe, il va rejoindre l'école de la route de Mimet.

Du fait des cours depuis longtemps surchargés, " tous les ans, en juillet, avec lui, nous demandions la création d'une classe pour soulager les trois existantes. Enfin, nous avons obtenu la construction d'une école avec un appartement, dans le "pré d'Eléonore", en 1955-1956. M. Vial l'occupait avec les CM1. Ce fut la deuxième classe de l'école de garçons.

Puis, vint Mlle Gautier, en 1956/1957, et Mme Latil, à la rentrée 58, qui prit les " cinq ans " et les CP, les CM1 revenant rue Lambert. Devant l'effectif pléthorique de la classe " enfantine ", nous obtenons par l'inspecteur primaire de ne plus recevoir, comme auparavant, les enfants de quatre ans.

 



Pendant la guerre : pique-nique à La Roque, à la "Marmite des géants", dite aussi "du Diable" :
 
De g. à d. : au 1er plan, Dédée Fabre, Olga Milanesi, Lulu Lan, Marcelle, Marinette (Rosa Chauduin) ; au 2e rang, Josette Teyras, Marcel Fabre, X, Edmond (Momon) Rostagno, Francis et Rosette Gazel, Noëlle Blanc.

Qui peut compléter cette légende ?


La « cabane »

Avec le lotissement de l'Ermitage, les effectifs regrimpent et on nous monte une classe en préfabriqué à côté de celle de Mme Latil, qui s'installe dans la "cabane" avec les "cinq ans" pendant que Mlle Gaillard, avec le CP prend sa place. Ce sera la première école maternelle et ma quatrième classe.

En 1961/1962, avec l'arrivée des familles algériennes et pieds-noirs, nous obtenons une classe. Ce sera la première préfabriquée dans le stade, derrière la maternelle. Marc Lasserre s'y installe avec les CE2-CM1. Ce sera la troisième classe de M. Ricavy. En 1963/1964, Mme Monique Clément prend le CM1 de l'école de garçons, dans ma cour, ainsi que l'appartement du rez-de-chaussée.

A un moment donné, l'inspectrice des écoles maternelles me demande de me séparer de l'école maternelle. Ce que j'accepte volontiers à condition que Mlle Gaillard en soit la directrice.

Puis, Simiane continuant de s'agrandir - cela devient un village dortoir - une quatrième classe en préfabriqué pour l'école de garçons de M. Ricavy, s'élèvera dans le stade. Plus tard, en 1971/1972, Mme Alberte Marin y instruira les CM1.

Première promotion simianaise d'Hélène Oléon, 1952-1953

Les deux écoles

En 1965, M. Ricavy nous quitte pour un poste à Aix. M. Vial le remplace. En 1966, Mme Clément prend un congé de deux ans pour suivre les cours de l'Institut de psychologie de Grenoble. A partir de 1965, M. Colson, devenu directeur de l'école de garçons, et moi n'avons cessé de demander la création d'une une nouvelle école. A la rentrée 1966, M. Colson nous ayant quittés pour Aix, la veille de la rentrée, c'est par un coup de fil de l'inspecteur primaire que je suis nommée directrice des deux écoles !

Branlebas de combat...

Comme toujours, Denis met une affiche sur le portail de la route de Mimet pour que tout le monde vienne dans ma cour écouter mes recommandations de rentrée. Il escortait souvent les enfants qui devaient repartir, lors de l'absence d'une maîtresse.

La route s'avérait déjà dangereuse et Hélène n'avait personne à sa disposition.

 

La fête de l'école, le couronnement de l'année
A gauche, nous sommes route de Mimet, le 30 juin 1957. M. Ricavy et les " malabars " de 14 ans ont monté les tréteaux, la scène pour le spectacle qui précéde la distribution des prix des deux écoles. Charly Fabre, au 1er plan. Dominique Oléon, la plus petite, au centre.
A droite, quelques années après, le "ballet des glycines", avec notamment Michèle Chaspoul et Roselyne Deflaux (à droite)

Enfin, une école à huit classes

Puis, vint enfin la nouvelle : on nous octroyait une école à huit classes, celle qui est sur le cours, toujours dans le fameux "pré d'Eléonore !"

Mais il fallait détruire la première école maternelle et les préfabriqués.

Alors, a commencé le cirque : Arlette Latil, Annie Haon, Marc Lasserre ont émigré dans des salles du "château", aujourd'hui la mairie. Cela ne facilitait pas les transmissions de directives et de papiers administratifs à signer !

La promotion 1978-1979

L'inauguration

Nous avons suivi la construction de cette école avec mes élèves pour en faire un diaporama présenté lors de l'inauguration, le 14 mars 1981, en présence du maire Marius Roussel et du conseiller pédagogique André Jacquemard (lui aussi ancien estivant de Simiane et ami d'enfance), qui représentait M. Aillaud, inspecteur primaire, et de tous les parents et élèves.

Une belle journée, une belle école avec un mobilier flambant neuf, aux couleurs vives et différentes selon les cours.

Ce jour-là, mes collègues m'ont offert un tableau : L'amandier en fleurs, accroché dans mon nouveau bureau. Une délicate attention !

Je suis restée dans mon appartement à l'ancienne école car la retraite approchait à grands pas.

En septembre 1981, lors de la construction de la cheminée de la centrale EDF de Gardanne, il avait été prévu de loger les monteurs et leurs famille à Gardanne, Bouc et Simiane.

Prévoyant l'augmentation des effectifs, j'ai demandé à l'Inspection la création d'une classe. Les anciens locaux de la rue Lambert pouvaient encore resservir.

Demandes renouvelées

L'Inspection académique a ouvert une classe aux Chabauds (Bouc), près d'un camping, qui n'a pas été homologuée. De ce fait, vu nos effectifs, nous avons demandé la création de cette classe à Simiane. Elle a été refusée.

Les fédérations de parents d'élèves et les enseignants font grève pendant tout le mois de janvier jusqu'à la mi-février.

Occupation des locaux, listes de signatures, rien n'a abouti. L'inspection n'a pas voulu perdre la face. En juin 1982, à mon départ, l'école n'avait toujours que huit classes. Ce n'est qu'en septembre que la neuvième classe nous a été accordée et c'est M. Tessier qui l'a occupée, dans l'ancienne école.

André Segui

© Le Gaiardet 2010

(A suivre)

Dans la dernière partie, avec Hélène Oléon, nous évoquerons son départ en retraite.

(Ph. Collection H. Oléon. DR)

 

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