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" Une " /   

Sur le banc

Scènes et dialogues
de la vie quotidienne simianaise

Vues et entendus sur le Cours ou dans les quartiers,
ils ils témoignent de manière imagée des réactions de nos concitoyens


Alphabétiques

Balayeuse fantôme
Cantine des lycées
Colère
Ça donne la berlue !
Une échancrure ? Un chancre, oui !
Economies ?
En toute... franchitude...
Impôts locaux
Impôts locaux (Taxes ménagères)
J'ai failli me faire écraser !
J'ai mal à... mes taxes !
La balayeuse, quelle balayeuse ?
Le loto du 17
Moindre effort la fatigue (Le)
Pavés
Police mise à pied (La)
Reculade
Retours d'ascenseur
Quads
Vous parlez d'une dérive !
Tartuffes et bras cassés

Chronologiques

Pavés, avril 2009
Quads, avril 2009
Balayeuse fantôme, juin 2009
Impôts locaux, septembre 2009
Impôts locaux (Taxes ménagères), septembre 2009
Cantine des lycées, octobre 2009
Reculade, novembre 2009
En toute... franchitude..., novembre 2009
Police mise à pied (La), décembre 2009
La balayeuse, quelle balayeuse ? décembre 2009
Economies ? janvier 2010
Colère, juin 2010
Vous parlez d'une dérive ! août 2010
J'ai failli me faire écraser ! septembre 2010
J'ai mal à... mes taxes ! septembre 2010
Moindre effort la fatigue (Le), novembre 2010
Une échancrure ? Un chancre, oui ! mars 2011
Retours d'ascenseur octobre 2013
Ça donne la berlue ! octobre 2013
Le loto du 17 novembre 2013
Tartuffes et bras cassés 20 juin 2014

 

Tartuffes et bras cassés

 20 juin 2014
 

    CAP — Hollande...
JO — Ne me parlez pas de ce type !
CAP — Ah bon ! tant que ça ?
JO. — Et ma femme, je ne vous dis pas ! Dès qu'elle l'aperçoit à la télé, elle n'arrête pas de l'injurier !
CAP — Les socialistes vous diront qu'il faut respecter la fonction...
JO. — Parce qu'ils se sont gênés, eux, avec Sarkozy ? Ils en ont dit des saletés, bien pires !
CAP — Ils ont toujours été des Tartuffe, on le sait. Mais, c'est de Hollande...
JO. — Celui-là !
CAP — Dès le début, on s'est tous aperçu que le costume était trop grand pour lui.
JO. — Et sa cravate, toujours de travers, non ?
CAP — Comme son gouvernail. Avec, il nous mène tous à la catastrophe.
JO. — Avec tous ces " bras cassés " ces amateurs...
CAP — Par contre, en Italie...
JO. — En France, on s'est toujours bien moqué des Italiens. Aujourd'hui, c'est eux qui rient de nous !
CAP — Malheureusement, Hollande, lui, flottera de plus en plus dans son costume...
JO. — Ma femme lui en fait tous les jours...


 

Balayeuse fantôme

 Juin 2009
 

    —  Vous l'avez vue quand, vous, pour la dernière fois ?
—  Oh ! Ça date de l'an pèbre ! Au printemps 2008. Il y a plus d'un an !
—  Elle doit être rouillée à cette heure...
—  Et pourtant, elle tournait... même quand il n'y avait rien à ramasser !
—  Elle a servi combien de temps ? Et elle a coûté combien, d'après vous ?
—  Rien de plus facile à savoir : ce ne doit pas être un secret d'État ! Il suffit de rechercher dans le Bulletin municipal. Ou de demander au maire ou aux adjoints...
—  Vous croyez ?
—  Oui. Ils vous diront qu'ils l'ont eue avec des subventions.
—  Oh, alors elle était gratos. Tant mieux. Au moins, cela n'a pas augmenté nos impôts !
—  Ouais... Possible !
—  C'est ma femme qui va être contente ! A la revisto !


 

Cantine des lycées

 29 octobre 2009

    —  Vous avez lu La Provence ?
—  Oui, vite fait. Pourquoi ?
—  Vauzelle veut abaisser le prix de repas de cantine pour les lycéens.
—  Enfin, une bonne nouvelle de la part du conseil régional ! Et de combien, cette baisse ?
—  De cinq centimes...
—  Ah ! seulement ! Je m'imaginais que...
—  Oui, mais cela fera un peu plus de cinq euros sur l'année...
—  C'est se moquer des électeurs et des familles, non ?
—  Evidemment ! Les élections régionales approchent, c'est sûr. Pour en arriver là, faut que ce M. Vauzelle se sente menacé ! Si encore la qualité et la quantité de chaque repas ne diminuent pas...
—  Vous avez l'esprit vraiment mal tourné !
—  C'est ce que me dit ma femme...


 

Colère

 Juin 2010

 

     Mina —  L'autre jour, avec mon mari et mes enfants, je me trouvais sur l'autoroute rentrant d'Italie...
Rosette —  Vous étiez en vacances ?
Mina —  Oui. Cela m'a fait du bien... Avant Saint-Laurent du Var, bouchon. Nous nous disons : c'est à cause des intempéries. Trois quarts d'heure de blocage, on avançait par à-coups. Vous imaginez ? Les enfants ne tenaient pas en place.
Rosette —  Je me mets à votre place...
Mina —  Et puis, Radio Trafic nous apprend qu'il s'agit d'une manifestation de motards en colère qui ralentissent volontairement la circulation.
Rosette —  C'est toujours pareil : quand des gens ne sont pas contents, ils prennent les usagers en otages ! Comme à la SNCF ou comme nos footballeurs en Afrique du Sud...
Mina —  Ah ! Ne parlez pas de ce qui fâche ! Vous auriez entendu les klaxons des camionneurs en colère contre les motards. Un festival ! je ne vous parle pas des gestes et des insultes...
Rosette — Ces motards ! Il y en a de très bien mais, comme toujours, il y a des brebis galeuses : vous n'entendez pas ceux qui traversent le village comme s'ils étaient sur un circuit ?
Mina —  Il y en a même un qui fait son cinéma tous les jours à 11 heures du soir.
Rosette —  Ce que je ne comprends pas, c'est qu'on n'essaye pas de les coincer...
Mina —  C'est quand même malheureux ! Je ne comprends pas pourquoi le maire ne fait rien !
Rosette —  Allez savoir pourquoi ?


 

 Ça donne la berlue !

 27 octobre 2013

     CAP — Vous regardez les informations ?
JO — Non : je n'y comprends plus rien !
CAP — Ah ! Bon ?
JO — Ça me donne la berlue, je vous jure ! Un jour on vous dit que c'est blanc, le lendemain que c'est devenu noir et, après, chaque fois, des petits malins viennent vous expliquer le pourquoi du comment. C'est fou !
CAP — Je me demande ce...
JO — Ce que je me demande, moi, c'est quel truc ils vont encore inventer demain pour nous faire mieux les poches...
CAP — Les députés feraient mieux de commencer par beaucoup diminuer leurs indemnités et leur retraite...
JO — Oh !   Là, faut pas rêver.  C'est   eux qui décident pour eux ! Comme dit ma femme : leur faudra peut-être une révolution... !


 

 Une échancrure ? Un chancre, oui !

 Mars 2011

 

     Cap —Vous avez vu sur Internet les photos aériennes du secteur de Bédouffe ?
Jo — Je n'ai pas Internet, vous le savez...
Cap — C'est vrai, j'oubliais. Excusez-moi. A l'occasion, je vous les montrerai. Vous savez, c'est là où la municipalité veut imposer son "projet" !
Jo — Oui, et, qu'est-ce que ça donne ?
Cap — Ce n'est pas beau ! On dirait un vrai chancre dans notre forêt. Affreux !
Jo — Et c'est grand ?

Le chancre qui ronge notre forêt...

(extrait de carte IGN Geoportail)

     Cap — Énorme !
Jo — J'espère qu'ils remplaceront arbre par arbre, ceux qui ont disparu.
Cap — Vous rêvez : les leçons, c'est aux autres qu'ils les donnent...
Jo — Pour ça, je sais ! Je n'ai pas besoin que ma femme me le dise...
Cap — Et, là, on ne peut pas dire que ce sont des promoteurs privés qui veulent construire au milieu de la forêt !


 

 Economies ?

 Janvier 2010

     Jo - Té, le maire nous parle en long et en large de la crêche économique mais il paraît qu'au collège, il y a des classes surchauffées. C'est ce qu'on m'a dit...
Cap - Oui, mais il ne dépend pas de la mairie.
Jo -...Tellement que des fenêtres doivent être ouvertes...
Cap - Vous êtes sûr ? En tout cas, M. Guérini ne peut pas s'occuper de tout. Il y a souvent des élections !
Jo - C'est vrai.
Cap - Et le département, c'est loin ! Votre femme doit vous le dire ?
Jo - Comment vous le savez ?


 

En toute... franchitude...

 16 novembre 2009
 

     C'est triste, vous ne trouvez pas, ces disputes entre politiques d'un même parti ?
Jo — Des guignols ! Il y en a qui se perdent une bonne fessée, comme les minots !
— Cher Ami, vous retardez. Si, aujourd'hui, on reparle de la fessée, c'est, peut-être, pour l'interdire...
— Dommage, j'aurais aimé voir ça. Avec la télé partout, on se rincerait l'œil...
— Vous riez, mais c'est triste : on dirait des chiens qui se disputent un os.
— Bof ! On sait bien que ce qui compte pour eux, c'est uniquement qu'une fois qu'ils ont pris une place, beaucoup tueraient leur père et leur mère pour se la garder !
— C'est vrai ce que vous dites : leur truc, c'est d'abord de démolir les concurrents. Les adversaires, en réalité, ils s'en fichent ! c'est vieux comme le monde... Certains ne reculent devant aucune saloperie.
— Moi, on m'a raconté qu'il y a des escrocs qui arrivent à se faire élire et qui, ensuite, se gavent en faisant modifier le plan d'occupation des sols, ou en fauchant des fournitures...
— Oui, tenez, pour voler de l'essence, par exemple, avec des bons de sa commune qu'il signe lui-même, il suffit à un conseiller municipal de revenir faire le plein plusieurs fois dans la journée. C'est pas plus compliqué !
— Mais, ça doit bien laisser des traces : les bons. Non ?
— Je pense. En tout cas, ces gens-là, on les appelle des rasque patte, des voleurs de galines, des moins que rien.
— Vous ne parlez pas de Simiane, j'espère ?
— Bien sûr que non ! Chez nous, on n'a jamais vu ça. Mais il y a des communes où ça s'est produit. Faut pas généraliser, heureusement !
— Non, mais c'est pour ça que ma femme me dit toujours : Surtout, ne te mêle pas à ces gens-là ! y'en a qui finiront en prison !


 

J'ai mal à... mes taxes

 26 septembre 2010
 

     Jo — Vous n'avez vraiment pas l'air dans votre assiette ?
Cap — Ah, ce n'est pas le moment de me retourner le fer dans la plaie, en me parlant d'assiette !
Jo — Je m'excuse, mais je ne comprends pas !
Cap — Moi, je me comprends. J'ai très mal...
Jo — Mais où ? On peut savoir ?
Cap — A mes taxes !
Jo — Là, d'accord, j'ai compris ! Moi aussi, j'ai mal !
Cap — Dites, ils n'y sont pas allés de main morte. Ce n'est pas croyable ! Et le maire et les adjoints vous disent de l'air le plus sérieux que l'on paye moins d'impôts qu'ailleurs...
Jo — Ou avec le sourire enfariné.
Cap — ... Cela veut surtout nous dire : attendez, vous allez voir ce que nous vous préparons ! Vous n'avez encore rien vu...
Jo — C'est bien ce que me dit toujours ma femme. Elle me dit aussi que nous devrions aller au conseil municipal pour voir ce qu'ils mijotent.
Cap — Moi, j'en profiterai pour leur dire ma façon de penser !


 

Impôts locaux

 Septembre 2009
 

     —  J'ai eu mes taxes foncières. Et vous ?
—  Pas encore. Je ne suis pas pressé...
—  Ça vaut mieux parce que vous allez être content : c'est drôlement salé, cette année encore !
—  Je parie que c'est encore la faute du gouvernement, non ? ou de la crise ?
—  Tu parles ! C'est toujours la même chanson !
—  Moi, ce que je sais, c'est qu'ils n'ont pas le courage de reconnaître leur mauvaise gestion.
—  Ben, rien que pour les ordures ménagères, on nous matraque avec 15 % de plus, comme l'an dernier...
—  Ils vont dire que c'est à cause du tri, à tous les coups.
—  Sauf que le tri, c'était pour que ça nous coûte moins cher, non ?
—  On nous prend pour des débiles !
—  Pour çà, oui !
—  En tout cas, je vois d'ici ma femme : elle ne va pas être contente, je vous le dis !


 

Impôts locaux (Taxes ménagères)

 Septembre 2009
 

     —  —  Ça y est, je les ai reçues, " mes " taxes foncières.
—  Vous êtes rassuré : ils ne vous ont pas oublié !
—  Ouais, surtout, ils n'ont pas loupé l'augmentation !
—  Je sais : rien que pour les ordures ménagères, plus 15 %.
—  Trente pour cent en deux ans ! C'est complètement fou !
—  Le pire, c'est qu'avant, la benne passait tous les jours (1), maintenant seulement deux fois par semaine...
—  ... et, avant, on nous prenait les bouteilles en verre...
—  ... maintenant, faut les apporter nous-mêmes aux " points verre ".
—  C'est le développement durable de nos impôts !
—  Oui, comme on dit avec ma femme, c'est beau le progres...sisme...
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1. NDLR. Sauf le dimanche.


 

Le loto du 17

 Novembre 2013
 

     CAP — Irez-vous au loto, le 17 novembre ?
JO — J'y suis allé plusieurs fois. Vous savez, moi, ce sont d'abord les boules, quand il fait beau, mais ma femme n'en manque pas un de Simiane Demain ! Elle y retrouve toutes ses copines !
CAP — Beaucoup m'ont dit qu'il y avait une très bonne ambiance ...
JO — Je vous crois ! Simple, sympa !
CAP — Avec des lots très intéressants...
JO — Sûr ! Tenez, ma femme a gagné plusieurs fois des bons d'achat ! Même un de 100 euros !
CAP — Pour les fêtes, ça tombe bien...
JO — Je vous crois ! Ah ! si elle pouvait gagner le carton à 300 euros !
 


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Pavés

 Avril 2009
 

     —  Vous avez vu, ils l'ont réparé ?
—  Non, quoi ?
—  Le trou !
—  Bonne nouvelle ! Mais lequel ?
—  Celui qui commençait à s'agrandir autour de notre si joli rond-point,
     avec son petit train en rondins et son cercle de pavés autour !
     Quelques-uns de ces pavés se sont " déchaussés ".
—  Avec ces pavés, c'est toujours la même histoire ! Il ont dû être emportés... par les grosses pluies, qui sait ?...
—  En tout cas, on a eu la bonne intention de reboucher...
—  Bon, c'est très bien, ça...
—  Ah ! Vous trouvez que c'est bien de reboucher avec du goudron au lieu d'y remettre des pavés ? De quoi avons-
     nous l'air à Simiane ?
—  Vous allez voir que ça va être comme à Guigon et Manéra : on va laisser les trous s'agrandir...
—  Non, il est rebouché.
—  Déjà ? mais, selon ce que vous me dites, à la va-comme-j'te pousse...


 

La balayeuse, quelle balayeuse ?

 22 décembre 2009
 

     Jo — Figurez-vous, quand je raconte à mes enfants qu'il y avait autrefois une balayeuse à Simiane, ils ne veulent
      pas me croire !
Cap — Il faut reconnaître qu'il y a très longtemps qu'elle a disparu. En... 2008, je crois ?
Jo — Sûrement balayée par la crise !
Cap — C'est bien pourquoi, s'ils n'arrivent pas à gérer le petit matériel et s'ils ne sont pas capables d'entretenir le
      village comme il faut, je me demande ce que cela va donner à Bédouffe ! Je m'attends à une catastrophe !
Jo — Vous avez eu la même idée que ma femme... Entre nous, elle me dit toujours qu'ils ont les yeux plus grands
      que le ventre !
Cap — Bah ! ils commanderont des audits, des études !
Jo — A nos frais, bien sûr !
Cap — Ça...
Jo — Mais alors, eux, que font-ils ?


 

Police mise à pied (La)

 Décembre 2009
 

     Cap —   Vous ne savez-pas ? Hier, un gros chien est entré dans mon jardin. Ma femme qui était en train d'étendre
     le linge a eu très peur et je la comprends car il avait l'air hargneux.
Jo — Il faut toujours se méfier des chiens en vadrouille, ils peuvent être enragés.
Cap — Oui.
Jo — Et qu'avez-vous fait ?
Cap — J'ai appelé la police municipale.
Jo — Et... ?
Cap — Figurez-vous qu'elle ne pouvait pas venir.
Jo — Oh ! Ils ont refusé ?
Cap — Non, pas du tout ! C'est simplement qu'ils n'avaient pas leur fourgonnette. Ils ont dû avoir recours aux
     services techniques !
Jo — Oui, mais une voiture, ça se répare...
Cap — Sans doute, mais, d'après ce qu'on dit, la mairie doit avoir des fins de mois difficiles et la fourgonnette reste
     immobilisée.
Jo — Ah bon ! Vous imaginez s'il y avait un incident grave ? Si je raconte ça à ma femme, elle va encore me dire qu'on ne peut décidemment pas compter sur nos élus !


 

Reculade

 5 novembre 2009
 

     — Ça y est, les ordures vont disparaître des rues de Marseille ?
— Ce n'est pas trop tôt ! Mais, jusqu'à quand ?
— Oh, à la prochaine grève. Toujours le même scandale ! Il suffit de quelques types pour bloquer  tout une ville...
— Mais, on viendra vous raconter que c'est pour votre plus grand bien... C'est très démocratique...
— La chanson, je la connais ! Depuis le temps...
— Moi, ce que je n'arrive jamais à comprendre, c'est le manque de courage des politiques. A croire qu'ils n'ont rien dans le ventre, ma parole !
— Même les amis du président socialiste de la communauté urbaine son écœurés de sa reculade...
— Avec raison : la veille, il veut faire appel à la justice. Et, tout d'un coup, il décide d'annuler la décision d'attribution du marché de la collecte prise dans les formes parfaitement légales... C'est incompréhensible !
— Justement ! Quand on ne comprend pas, c'est que, derrière, il doit y doit y avoir une magouille, pour les élections régionales ? allez savoir. Pour changer d'avis comme cela, en vingt-quatre heures... Vous ne me l'enlèverez pas de l'idée.
— Je vous l'ai dit : vous avez l'esprit vraiment mal tourné !
— Oui, ma femme n'arrête pas de me le répéter.


 

Retours  d'ascenseur

 21 octobre 2013

    JO — Vous avez entendu la dernière de Mélenchon sur Hollande ? Il lui en veut à mort !
CAP — Ne vous inquiétez pas ! En dehors de la télévision, les politiques s'entendent comme des larrons dans une foire !
JO — Vous croyez ? Pourtant....
CAP — Mon pauvre ! Du cinéma !
JO — Ça, alors !
CAP — Qu'est-ce que vous croyez ? « Tu ne m'empêches pas d'être élu au conseil général et je m'arrange pour diviser ton opposition. » C'est comme cela que ça se passe, mon ami !
JO — Ça, alors ! Ma femme ne voudra pas le croire !
CAP — Et pourtant : c'est la France...
 


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Quads

 Avril 2009
 

      —  Vous avez vu ? Ils sont revenus...
—  Les beaux jours ? Oui.
—  Mais, non, les quads ! Ils nous envahissent déjà et viennent nous embêter jusque dans nos propriétés !
—  Ça oui, on les entend de loin !
—  Ils ne sont pas tous de Simiane, mais de Septèmes, de Marseille !
—  On est très accueillant...
—  Espérons que, cette année, la municipalité s'en occupera pour de bon...
—  On peut toujours...


 

Vous parlez d'une dérive !

 Août 2010
 

     Jo — Ah ! Ça me fait plaisir de vous revoir ! Vous étiez en vacances ?
Cap — Oui, chez mes enfants. Et comme un coq en pâte, mais je suis content de retrouver Simiane. Et vous aussi et tous mes amis !
Jo — Merci. Vous étiez...
Cap — ... en Bourgogne ! Ah ! ces vins... Mais, j'avoue que je préfère les escargots à notre mode ! D'ailleurs, nous ne sommes pas toujours d'accord avec mes enfants sur plusieurs questions. Mais pas sur le plus important...
Jo — ... comme la sécurité ?
Cap — Ne m'en parlez pas ! C'est incroyable ce que dit et fait dire la télévision ! Comme ici, chez mon fils aîné, je peux vous dire que l'on en a marre d'entendre critiquer une prétendue " dérive anti-républicaine ". Évidemment, ceux qui parlent comme cela ne subissent pas eux-mêmes les agressions et les cambriolages ! Ils sont peut-être bien à l'abri et pour eux, ces agressions et ces cambriolages, ce ne sont pas des dérives anti-républicaines ! Ils se moquent de qui ? C'est eux qui dérivent complètement !
Jo — Oh ! On les a déjà entendus dire les mêmes choses en 2002 et en 2007. Quand il va y avoir des élections, vous savez...
Cap — Et la télévision joue sur les deux tableaux : elle excite, elle fait peur en nous montrant des scènes d'émeutes et d'incendie. Ensuite, elle a l'air de se mettre du côté de ceux qui agressent et qui brûlent.
Jo — Ma femme enrage ! Comme vous dites, on en a vraiment marre, marre de ne pas pouvoir vivre tranquillement.


J'ai failli me faire écraser !

 Septembre 2010

     Mina —  Vous ne savez pas ? J'ai failli me faire écraser en traversant route de Gardanne !
Rosette —  Quand ça ? A quel endroit ?
Mina —  Avant-hier, tout à fait en haut, sur le passage protégé, ou ce qu'il en reste...
Rosette —  Il y a des automobilistes qui sont fous, vous les avez vus quand ils arrivent de l'avenue Guigon ?
Mina —  Moi, oui, le maire non !
Rosette —  C'est pareil au début de la route de Mimet : là aussi, le passage protégé est effacé, on ne le voit plus. Et il n'y a pas que là !
Mina —  Je me demande ce qu'il fait, le maire...
Rosette —  Moi je me demande comment il fait pour ne rien voir. Ou, alors, c'est qu'il s'en fiche !
Mina —  Et même, il n'y a personne pour lui dire de faire quelque chose ? A quoi ils servent, tous ces adjoints, tous ces services ?
Rosette —  C'est simple : à faire augmenter nos impôts !


Moindre effort la fatigue, peuchère... (Le)

 16 novembre 2010
 

    Rosette —  " Avez-vous vu le chapeau de Zozo ? "
Mina —  Non, pourquoi ?
Rosette —  C'était une chanson. J'y pense au sujet de notre fameuse balayeuse simianaise.
Mina —  Fameuse ? Une légende... noire, vous voulez dire !
Rosette —  Surtout pour ses absences prolongées... En ce moment, par exemple ! On en aurait pourtant bien besoin !
Mina —  C'est vrai, c'est ce qu'on remarque le plus.
Rosette —  Le moindre effort la fatigue, peuchère...
Mina —  Je crois qu'on pourrait aussi le dire des adjoints et services qui s'en occupent... S'il y en a...
Rosette —  Quand vous dites : "s'en occupent", vous exagérez un peu , non ?
Mina —  Si vous entendiez ce qu'en dit mon mari !



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