COMMÉMORATIONS

 A propos du 11 novembre


Le 10 janvier 2008, le président Nicolas Sarkozy a martelé : « Assez de repentance ! » Et aussi : « Les cérémonies doivent évoluer, pas pour le bénéfice ou le plaisir de changer, mais pour toucher un public plus jeune qui n'a pas connu ce que nous commémorons. »

Sous son instigation et celle de Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, une commission a été créée, fin 2007, pour réfléchir sur ces questions et émettre des propositions (1).

En effet, l'acte collectif que constituent "les commémorations doit aujourd'hui s'adapter à un contexte nouveau : disparition progressive des acteurs et témoins directs des conflits du XXe s., société pluriculturelle, intégration européenne, dialogue des nations, partage des mémoires".

Jean-Marie Bockel a annoncé que les écoles seront désormais davantage associées.

Mardi 11, le président sera lui-même à Verdun et à Douaumont pour le 90e anniversaire de la victoire de 1918.

 

L'anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918 sera célébré, comme il se doit, à Simiane et dans les autres communes.

On regrette que l'on ne prenne plus la peine, en général, d'associer les enfants aux manifestations, notamment chez nous, malgré les efforts de quelques rares personnes telles que notre ami Christian Dallaporta.

C'est bien dommage pour la mémoire nationale et pour que les jeunes générations soient sensibilisées aux grandes leçons de l'Histoire. Les raisons d'une telle situation sont, le plus souvent, de mauvaises raisons, telles que l'absence de volonté, la frilosité dans la défense des valeurs nationales, pour tout dire l'égoisme et la démission, il ne faut pas hésiter à le dire.

Qu'en sera-t-il de ce 11 novembre 2008, notamment à Simiane ?

Trop de commémorations ?

Une des causes importantes de la désaffection générale à l'égard de ces cérémonies, est d'ailleurs relevée par la commission présidée par l'historien André Kaspi :

« Il n'est pas sain qu'en l'espace d'un demi-siècle le nombre de commémorations ait doublé. Il n'est pas admissible que la nation cède aux intérêts communautaristes et que l'on multiplie les journées de repentance pour satisfaire un groupe de victimes, car ce serait affaiblir la conscience nationale, susciter d'autres demandes et diluer la portée de commémorations. »

La commission propose d'en réduire le nombre de douze à trois : « Le 11 novembre pour commémorer les morts du passé et du présent, le 8 mai pour rappeler la victoire sur le nazisme et la barbarie, le 14 juillet qui exalte les valeurs de la Révolution française. »

Les autres cérémonies de commémoration connaissent "une véritable désaffection". Elles feront cependant l'objet de célébrations officielles, mais en tant que commémorations locales ou régionales, telle que la célébration de la mort du général de Gaulle, le 9 novembre.

Il pourra y avoir des cérémonies exceptionnelles comme celle du soixantième anniversaire des débarquements alliés de 1944.

Rien que sous l'ère Chirac, a été instaurée la moitié des douze commémorations actuelles : abolition de l'esclavage (10 mai), hommage aux morts d'Indochine (8 juin), hommage aux Justes de France (16 juillet), aux harkis (25 septembre) et aux morts d'Algérie (5 décembre).

Programme pour Simiane

   9 h 00 - Place de la Mairie : réception des autorités civiles et militaires - Défilé cours des Héros et avenue Roger-Guigon.

   9 h 30 - Messe en l'église Saint-Pierre

 10 h 30 - Dépôt de gerbes aux monuments aux morts, au tombeau du lieutenant Roger Guigon, puis, rue Manéra, aux plaques Jacques Manéra et François Besin.

Remerciements et invitation à l'apéritif traditionnel de l'association des Anciens combattants et veuves de guerre, salle Léon-Masson.
 

10 novembre 2008


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1. La commission avait pour mandat de dresser le bilan de la situation actuelle, en ce qui concerne notamment le nombre, les formes et le contenu des commémorations publiques existantes.
Il lui était aussi demandé de formuler des propositions qui permettraient aux citoyens, et notamment aux jeunes, d'être plus largement associés à ces événements et de mieux s'approprier ces cérémonies.
Le président de la commission, André Kaspi, notamment spécialiste de la civilisation américaine, est professeur émérite à l'université de Paris I.

10 novembre 2008 



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