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Billet d'humeur / Vie quotidienne
Assainissement
La loi sur l'eau de janvier 1992 prévoit que les communes prennent en charge le contrôle des systèmes d'assainissement
non collectifs sur les installations nouvelles comme sur les installations existantes. Nos communes, dont Simiane, ont
transféré cette compétence à la communauté de communes du Pays d'Aix qui s'est empressée de créer, en 2003, un nouveau
service, le SPANC ( Service public d'assainissement non collectif ). Cet abandon par la commune de cette charge de
contrôle n'a été connu que par un petit article paru dans le bulletin municipal d'octobre 2005. Il se garde bien de
faire état des coûts futurs de cette opération pour les usagers.
Le 29 novembre 2005, les Simianais dont les foyers ne sont pas raccordés
au «tout à l'égout» étaient conviés par lettre individuelle, postée le 22, et par communiqué de presse du 27, à une
réunion d'information de dernière minute, sous l'égide de représentants de la Montagnier et
M. Boyer où furent exposées les nouvelles obligations : réglementaires, prévue par ladite loi, et
financières, découlant de la création de ce SPANC.
Nous nous élevons une fois de plus, comme pour Natura 2000, sur la
manière inadmissible dont l'information est distillée, pour ne pas dire occultée par les administrations aussi bien
communale qu'intercommunale, à quelques jours des dates-butoirs, celle de décembre 2005 imposée par la loi, et celle
de janvier 2006 où commenceront à Simiane les contrôles chez les «heureux utilisateurs» de «fosses septiques».
Nous y avons appris que ce SPANC, créé par
la CPA, était chargé des
diverses missions prévues par la réglementation et que cesdites missions ne pouvant être financées sur le budget
public de la CPA, s'agissant d'interventions sur des ouvrages privés, feront l'objet de redevances ( il ne faut
surtout pas prononcer les mots de taxes ou d'impôts ) dont le montant exact n'a pas encore été voté par le conseil
communautaire. Cette redevance annuelle est prévue pour couvrir les services rendus par le SPANC aux usagers ( décret
n° 2000-237 du 13 mars 2000 ) mais doit être établie dans le cadre de l'avis du Conseil d'Etat du 10 avril 1996 relatif
à la gestion des services d'assainissement qui stipule :
« Les redevances doivent trouver leur contrepartie directe dans les
prestations fournies par le service».
Il n'a pas été possible, au cours de la réunion, d'obtenir des précisions
sur ces points :
- Comment sera évalué le service rendu pour une action de contrôle de
conformité ?
- Qui déterminera en toute objectivité la périodicité de ces contrôles ?
- Sur quels critères le SPANC s'est-il basé pour fixer provisoirement le
montant estimé de cette redevance à 30 euros par an .
Nous n'avons entendu parler pratiquement que d'obligations, de
contraintes, et peu de droits pour les usagers, alors que le règlement de ce service précise dans son article I - Objet
du règlement :
«L'objet du présent règlement est de déterminer les relations entre les
usagers du SPANC et ce dernier, en fixant ou en rappelant les droits et obligations de chacun pour tout ce qui concerne les systèmes d'assainissement non collectifs…»
De cette réunion, nous avons surtout retenu qu'une nouvelle strate de
notre population qui, dans son ensemble ne demandait rien à personne mais qui présentait le grave défaut de ne pas
coûter un centime aux communes quant à l'assainissement, tout se trouvant déjà à la charge des propriétaires, allait
devoir mettre encore la main à la poche et s'acquitter d'une redevance pour faire vivre la création d'un nouveau
service. Et nous en sommes, évidemment, informés en dernière minute, alors que tout est bien ficelé, en place, prêt à
fonctionner et à ponctionner en ce qui nous concerne.
Nous vivons, paraît-il, dans le siècle de la communication. Il semble
malheureusement que la CPA et le SPNAC ne doivent pas le savoir !
S.-C.-A.D.
et environnement
(Bulletin, 4e trim. 2005)