Europe
(3e trim. 2005) Lors du vote sur la Constitution européenne, les grands partis avaient
appelé à voter oui : ce n'est pas un hasard, ce sont des partis de gouvernement, conscients de leurs responsabilités, conscients des vrais enjeux
pour notre pays, en dehors des arrière-pensées hétéroclites.
Mais ceux qui ont pris la responsabilité de faire voter non sont presque tous,
depuis toujours, contre l'Europe, toujours contre tout, et leurs arguments ne sont que des prétextes. Eux ne sont pas près d'avoir à diriger un
gouvernement, alors, que leur importe... Ils ont malheureusement influencé une majorité de nos concitoyens et la démagogie, la mauvaise foi et la peur
l'ont emporté.
Les nostalgiques de Staline et de Mao se refont une santé sur le dos de l'Europe : ils prêchent l'internationalisme mais voulent isoler la France du
reste de l'Europe. Ils disent vouloir une Europe plus sociale mais rejettent les avancées prévues.
Ce n'est pas cohérent
D'autres préfèreraient une France en retrait de tout, contre tous, ayant la
nostalgie d'époques révolues. Voyez-vous la France lutter seule contre la Chine, les Etats-Unis, l'Inde, etc. ?
Ce n'est pas sérieux
D'autres encore préparent en réalité leur candidature à la prochaine élection
présidentielle.
Ce n'est pas digne
Malheureusement, l'amalgame de tous ces non a excité la peur légitime des
Français devant l'avenir immédiat et plus lointain. Soyez persuadés que, quel qu'ait été le texte de la constitution
proposé, les uns et les autres l'auraient de toutes manières combattu !
Ceux qui ont voté oui n'en ont que plus de mérite, notamment à Simiane.
On regrettera seulement que certains partisans du oui n'aient pas été assez combatifs.
Il faudra bien un jour des hommes ayant le courage de défendre haut et
fort leurs opinions devant le terrorisme des arguments extrémistes. Pour le moment, on en restera donc à l'Europe du
commerce et de la monnaie, les traités en cours que chacun trouvait imparfaits continuant de s'appliquer. Beau
résultat, en vérité !
Ne jouons pas aux prophètes, aux experts, aux
éditorialistes. Simplement, deux choses. Si on peut tromper quelqu'un tout le temps, si on peut tromper tout
le monde quelque temps, on ne peut tromper tout le monde tout le temps...
Et ne cédons pas à l'abattement, car si l'Europe, surtout, la France, aura
du mal à se relever, de toute manière, face à la mondialisation, l'Europe
se fera tout de même. Ce sera simplement plus long, plus coûteux et sans doute moins bien ! Quel gâchis !
Pour nous, nous continuerons de défendre les mêmes idées car seule
l'organisation de l'Europe peut nous garantir un avenir qui réponde à nos besoins
et à nos souhaits. Un avenir digne de notre pays.
Nous regrettons beaucoup que notre
municipalité n'ait pas cru bon de faire
connaître sa position sur le
référendum. Ne devait-elle pas reprendre celle de la majorité de son parti ? Ou bien, les tiraillements internes étaient-
ils tels qu'un éclatement se serait produit ? Ou bien s'est-il agi d'une impuissance chronique ? Il y a de quoi être perplexes !
Notre association, pour sa part, après sa prise de position dans notre
précédent bulletin, a édité, tiré et diffusé à 2000 exemplaires un tract de 4 pages dans lequel nous nous sommes
attachés à expliquer ou rappeler ce que l'Europe apporte déjà à un pays comme la France, notamment dans le domaine
social, en matière de sécurité, de protection de l'environnement, d'aide à nos agriculteurs, etc.
Les départements et territoires d'outre-mer l'ont bien compris, eux,
puisqu'ils ont voté oui parfois à d'écrasantes majorités. Simplement, ils savent ce qu'ils doivent à l'Europe et les
principaux responsables politiques locaux ne se sont pas risqués à promouvoir le non !
Nous avons aussi détaillé ce que la Constitution nous aurait apporté en plus.
Notamment sa personnalité juridique et politique. Et puis, la suppression du veto, alors qu'aujourd'hui toute décision nécessite l'unanimité des
vingt-cinq pays membres. Vous savez déjà le résultat, en particulier avec les positions britanniques sur le budget, la politique agricole, entre autres. Ah, oui, quel criminel gâchis !
S.-C.-A.D
(Janvier 2006) Chaque jour ou presque nous donne raison :
il suffit que deux ou trois pays, sur vingt-cinq
refusent une disposition comme la réduction du taux de TVA, tous les autres doivent subir ! Qui se frotte les
mains aujourd'hui ?
Certains se refont une santé sur le dos de l'Europe, sur notre dos
Toujours contre l'Europe, contre tout...
Ce sera plus long et plus coûteux et sans doute moins bien ! Bravo !
A Simiane...
Gâchis criminel
Le résultat, aujourd'hui, du rejet de la Constitution
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