Passé vivant

 

C'est l'âme de Simiane que nous voulons conserver.

Dans cette rubrique, nous vous parlons des lieux, des gens, du patrimoine, avec des entretiens, des récits.

Déroulez le passé...

  
    

 

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  Passé vivant, l'âme de Simiane

 Les bancau, lei oulieres
  La culture en terrasses



Jusqu'au milieu du XXe siècle, nos paysans simianais pratiquaient plusieurs types de culture en fonction de l'implantation géographique de leurs champs.
   

 Augmenter les surfaces

Pour les mieux lotis, en plaine, c'était le maraîchage, carottes, betteraves oignons, melons, si l'arrosage était possible ; vignes, céréales, aulx, pour les cultures au sec. Dès que l'on dépassait le Jabouret, autour des hameaux des Putis, des Frères, Saint-Germain, les cultures maraîchères disparaissaient pour faire place, en priorité, à la vigne, ensuite aux céréales et aux légumineuses, haricots, pois chiches, lentilles.

Ce type de culture, rarement destiné à la vente, constituait la base principale de l'alimentation paysanne. Il ne nécessitait pas de terres riches et se contentait, à l'époque, de l'arrosage naturel du ciel.

C'est donc tout naturellement aux flancs de leurs collines que nos paysans s'attaquèrent pour augmenter leurs surfaces de culture.

Ces bancau furent le fruit du travail de plusieurs générations, il fallait débroussailler, déboiser, dessoucher et, ensuite, terrasser les plates-formes, trier les pierres, choisir les plus grosses pour constituer les murs qui allaient retenir la terre, créer les cheminements pour qu'ils soient accessibles au cheval ou au mulet.

Il faut réaliser que ces travaux s'effectuaient après et en plus du travail courant de la journée, pendant les périodes d'intempéries et les temps morts entre les récoltes classiques. Avec la modernisation de l'agriculture, le changement de vie de nos paysans, la disparition des animaux de trait, cette culture s'est éteinte et nos oulieres ont été abandonnées.

Aujourd'hui, si vous vous promenez en collines, vous rencontrerez ou devinerez les vestiges de ces restanca envahies par les pins et les argelàs (1).

La nature, péniblement chassée par l'homme, a vite repris ses droits ; à la pauvreté des récoltes d'alors a succédé la formidable richesse des parfums que dégagent, sous les rayons du soleil, thym, romarin, cade, lavande sauvage et sariette, qui ont repoussé avec plus de force sur ces terres amendées, creusets de senteurs puissantes ou subtiles ayant pu faire dire à un voyageur (2) traversant notre région, dans un raccourci quelque peu désabusé :

« La Provence n'est, en fait, qu'une gueuse parfumée».

André Beaumond

 

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1) Argelás ou argerás : espèce d'ajonc ou de genêt épineux.
2) Ch. de Brosses, historien (Dijon, 1709 - Paris, 1777), Lettres familières d'Italie.

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