Augmentons, augmentons gaiement !
Alors que l'on vient d'apprendre
que, pour la première fois depuis très longtemps, les salaires ont globalement diminué en France depuis un an,
alors que les prix auraient aussi globalement un peu diminué pendant la même période, les impôts locaux continuent
d'augmenter allègrement cette année encore, après un certain nombre d'autres où la région et le département nous
ont véritablement « matraqués » sans vergogne.
Certains roitelets peuvent d'ailleurs s'attendre à un retour de bâton lors des prochaines élections régionales, en mars 2010.
Plus modestement, la commune n'est jamais en reste, sauf à la veille d'une élection, bien sûr ! Chaque année, la municipalité nous dit que la commune n'augmente ses taxes que de manière très minime (entendez : de manière indolore...) et, pour nous consoler, que de toutes manières nous sommes en dessous des taux pratiqués dans d'autres communes.
Cependant, soyez sûr que si le projet « Bédouffe » voit le jour dans sa version initiale ou même partielle, nous allons « trinquer », pour parler clair. Nous l'avons dit depuis le début, les premiers.
Une nouvelle fois, regardons de près
Oui, voyez votre feuille des taxes foncières... en attendant la taxe d'habitation ! Pour ne parler que des propriétés bâties, le taux communal passe de 14,75 % en 2008 à 15,39 % en 2009.
Soit une progression de 0,64 % appliquée à la valeur locative des habitations, ce qui n'est déjà pas si mal, non ? D'autant que, par rapport à 14,75, cela fait une augmentation du seul taux de 4.34 % !
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En deux mots,
Si le taux communal des taxes foncières sur les propriétés bâties était resté fixé à 14,75 % en 2009, la commune aurait de toutes manières
engrangé automatiquement de 2,40 % à 2,50 % d'impôts en plus De combien votre salaire, votre retraite ont-ils augmenté depuis un an ? Or, avec l'augmentation du taux communal, la commune perçoit 7 % de plus ! |
Pour le vérifier, faîtes un calcul simple. Prenez votre valeur locative ou, pour aller plus vite, une valeur arrondie à 500 ou 1 000 euros, par exemple. Appliquez-lui d'abord le taux de 14,75 %, puis celui de 15,39 %. Ensuite, calculez le pourcentage d'augmentation que représente la différence : vous obtenez effectivement 4,34 %.
Mais, si c'était tout, ce serait encore trop beau.
Car, comme nous le dénonçons chaque année, la réalité, pour notre porte-monnaie, est pire. La réalité, c'est que la valeur locative augmente tous les ans de 2,5 % en moyenne, cette augmentation étant fixée par la loi de Finances annuelle et cette moyenne reste valable quelle que soit la majorité au pouvoir.
Observons d'ailleurs en passant que la gauche est toujours, en général, favorable à la hausse des impôts et combat leur réduction.
Reprenons nos calculs, avec une valeur locative de 2 000 euros en 2008, par exemple (pour beaucoup, à Simiane, c'est bien davantage mais le chiffre importe peu car, au final, on arrive toujours au même pourcentage réel d'augmentation). En 2009, elle atteint donc automatiquement 2 050 euros.
Appliquez à ce chiffre le taux de 15,39 %. Vous constatez que l'augmentation réelle est de 20,50 euros, c'est-à-dire 6,95 % de plus pour la seule commune ! On est loin des 0,64 % !
On vous dira peut-être alors que 20 euros, ce n'est pas le bout du monde. Sans doute, pour un certain nombre de personnes peut-être.
Mais, car il y a un ou même plusieurs mais. D'abord, ce sera pareil avec la taxe d'habitation.
Ensuite, faites le même calcul pour la part de la région et la part du département...
Surtout, ces augmentations cumulées sont à comparer avec l'augmentation de votre salaire ou de votre retraite. On peut parier une grosse somme que, sur ce plan, vous êtes loin du compte, non ?
Cerise sur le gâteau fiscal : comme l'an dernier, la taxe sur les ordures ménagères progresse de 15 % environ ! ne nous avait-on pas dit que le tri permettrait de réduire le coût de la collecte ?
La conclusion est une nouvelle fois édifiante : les collectivités locales contribuent à la dégradation de notre pouvoir d'achat !
La faute au gouvernement... La faute à la crise...
Tout cela, les collectivités locales ne nous l'expliquent pas, bien entendu.
Elles préfèrent rejeter la faute sur le gouvernement ou sur la crise. Of course ! diraient les Anglais. Naturellement ! Il faut bien un bouc émissaire pour essayer de faire passer la pilule.
Voila un certain nombre d'années maintenant qu'on nous serine le même refrain. C'est trop facile !
On se moque de nous, c'est évident.
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Quant aux propriétés non bâties le taux des "foncières" passe de 28,83 à 30,08 %, soit 1,25 % de point en plus mais une progression du taux là aussi de 4,34 % ! |