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Réhabilitons la politique car il faut bien des gens qui, délégués par les citoyens, gèrent les affaires du pays, de la région, de la commune... Pour cela, il faut des personnes dévouées à la cause publique, entreprenantes, intègres Jean Machera GRANDES RUBRIQUES Billet d'humeur Commentaires Elections Europe Parlons-en Passé vivant Politique Vie quotidienne |
La nouveauté, c'est le montant effarant des augmentations, résultat d'une décision politique concertée entre les régions dirigées par les socialistes.
Entre 1998 et 2003, déjà, voici quel était le palmarès des quatre régions où le taux d'imposition était le plus élevé :
Limousin,
Midi-Pyrénées,
Nord-Pas-de-Calais,
Aquitaine,
toutes à majorité socialo-communiste. En ce début d'année 2005, les régions socialistes ont rivalisé pour atteindre les sommets. Mais la palme est revenue sans conteste à la « seigneurie » de Languedoc-Roussillon, avec une augmentation globale de 52 % !!!
Nul n'ignore que les présidents socialistes de région se sont mis d'accord pour mener une politique du pire et faire rejeter les conséquences de ces augmentations sur le gouvernement. La chanson n'est pas nouvelle, elle ne vient pas seulement de sortir...
Promesses sans compter
Naturellement, pendant la campagne des régionales, en 2004, les socialistes ont tout promis, en assurant que tout était possible sans augmentation des impôts. La chanson n'est pas nouvelle... En réalité, il faut imputer ces augmentations
- aux 35 heures : les présidents de région socialistes n'en parlent jamais : curieux ! Pourtant, elles ont provoqué une explosion des charges de personnel : + 8,9 % en 2002 et + 7,9 % en 2003 dans les départements et les régions ;
- aux transferts par l'Etat, sous le gouvernement Jospin, de charges non financées. C'est le cas de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Ce gouvernement Jospin n'a transféré aux départements que 800 millions d'euros (5,247 milliards de F) alors que cette compétence coûte trois fois plus (plus de 15 milliards de F) !!!
- aux promesses de campagne faites sans compter : gratuité des livres scolaires, mesures pour l'emploi et la formation, etc. En soi, c'est très bien mais cela coûte cher. Amis contribuables : à vous, à moi, bien sûr !
Le faux argument de la décentralisation
Oh oui ! elle a bon dos, la réforme de la décentralisation proposée par le gouvernement et adoptée par le Parlement, c'est-à-dire par les représentants du peuple français ! Mais, les socialistes veulent contrer cette réforme, la contourner, la saboter. Ils ne peuvent accepter des mesures et des lois qui ne sont pas de leur fait.
Est-ce cela qu'on appelle la démocratie ? est-ce cela qu'on appelle des démocrates ?
Flagrante mauvaise foi
Premier exemple, qui concerne le transfert de la gestion des Techniciens ouvriers et de service de l'Education nationale.
Tout d'abord, on ne vous rappelle pas que ce transfert a été préconisé dans un rapport de M. Mauroy.
Ensuite, en 2005, ces personnels seront toujours payés par l'Etat : pourquoi augmente-t-on alors nos impôts pour soi-disant en assurer le financement ?
Enfin, après 2005, pendant trois ans, les sommes correspondant aux missions de ces personnels seront compensées à l'euro près.
Deuxième exemple : on tape sur la taxe professionnelle et le particulier croit qu'on lui applique une augmentation minime. Il s'y retrouvera avec l'augmentation des prix qui en résultera, et qui sera, bien sûr, la faute du gouvernement.
N'avez-vous pas la nette impression que non seulement on nous pompe notre argent de manière éhontée, mais qu'en plus on se fiche carrément de nous ?
Il ne faut tout de même pas l'oublier...
...le gouvernement Jospin a transformé une grande part des recettes fiscales locales en dotations de l'Etat : au total, c'est plus de 14 milliards d'euros (91,8 milliards de F) de recettes fiscales qui ont été perdues par les collectivités locales.
En 1981, ils nous avaient promis de faire descendre le chômage à moins d'un million de chômeurs. Belle promesse, la chanson était nouvelle... De quoi attrapper un grand nombre de ceux qui souffrent de ce chômage ou craignent d'avoir à le subir.
La carte qui illustre le scandale...
Un simple coup d'œil permet de constater que la seule région où l'augmentation est raisonnable : 2,5 %, c'est l'Alsace.
Et la carte ne montre pas la Corse, dont la variation du taux
des impôts sera de... 0 %. Oui 0 % !
Pourquoi ces deux régions ( UMP, vous l'auriez deviné ) peuvent-elles
se contenter d'une telle évolution, sinon parce que nous sommes les victimes d'une opération politique.
Bravo, Messieurs les présidents socialistes ! Les contribuables
français vous remercient.
Pour davantage d'informations Pour disposer de plus d'informations, non tronquées comme c'est souvent le
cas dans les médias, pour connaître les dernières prises de position consultez le site UMP :
« Si les recettes socialistes, depuis 1981, avaient été efficaces pour réduire le chômage, chacun le saurait, non ?» (opinion d'un Simianais, recueillie dans la rue).
(1er trim. 2005, Bul.)