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Dialectique primaire

 

Vous êtes contre les enfants,
contre les vieux...

Le " projet Bédouffe " est combiné avec le conseil général et ses différents organes depuis plusieurs années. Pourquoi donc s'obstiner à parler de " projet " ? Si les mots ont un sens, celui-là devrait signifier qu'il s'agit d'une intention du maire. Il n'en est rien : tout a été décidé à l'avance, sans aucune concertation, par dessus nos têtes, bien avant les élections municipales.

Le maire dit que son programme comportait l'établissement d'une nouvelle crêche, afin de satisfaire les nombreuses demandes en attente. Qui aurait été contre ? Tous les programmes la prévoyaient. Et qui aurait pu être contre l'accueil des personnes âgées ? Les besoins sont très importants. Or, sur ce point, une solution existait, Simiane possédant déjà une maison de retraite. Pourquoi donc ne pas avoir envisagé un conventionnement ? Mais, cet établissement est privé. Inadmissible pour des socialistes !

La réunion " de présentation du projet ", le 10 décembre, a été très houleuse et le conseiller général, les responsables des organes départementaux et les techniciens présents n'en sont pas encore revenus. Plusieurs n'avaient pourtant pas cessé de glorifier leurs actions et réalisations. Et la population ne pouvait et ne devrait donc qu'avoir adhéré à " Bédouffe ".

Si bien que, selon une dialectique d'un autre siècle, les intervenants officiels, les élus et salariés de la mairie ont cherché à culpabiliser les opposants, très majoritaires dans la salle : " Il y a des personnes qui sont contre la présence des enfants, contre celle des vieux, contre l'accueil de nouveaux habitants... Chacun de vous a toutes chances de se retrouver victime de la maladie d'Alzheimer, alors réfléchissez bien, etc. ".

En somme, tous les Simianais qui s'opposent au " projet " tel qu'il est prévu sont des réactionnaires frileux et aveugles. Alors que les opposants ont dit et répété être uniquement contre sa localisation et le rassemblement des éléments envisagés dans un même espace, relativement réduit.

Alors, pour terminer, dans la confusion générale, le maire a asséné son argument massue : il est obligé d'aller vite pour mener à bien la réalisation au cours de son mandat.

La réalité, c'est que cette « réalisation » doit être terminée pour lui servir d'argument pour sa prochaine campagne électorale, n'est-ce pas ?

Vous avez dit : démocratie ?

Jean Machera

Janvier 2010

PS. Je regrette que Simiane ne pratique pas ce type de concertation. On ne peut même pas dire que nous en sommes loin : nous n'y sommes pas du tout !

 

 
 


 

Combien de logements sociaux les Simianais
peuvent-ils espérer se voir réellement attribuer ?