L'appel d'offres
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Non concerté
Simianais déconcertés

 

Les Simianais n'ayant même pas su
qu'un appel d'offres a été lancé par l'Opac Sud dès le 5 mai 2008 ! ! !
(on ne prévoyait donc aucune concertation véritable)
  en juin nous en avions publié des extraits sur ce site


 

Ainsi donc, jeudi 10 décembre, la municipalité va nous présenter son projet combiné, par dessus notre tête, avant les dernières "municipales" avec le conseil général de M. Guérini, pour des raisons, disons électoralistes, sans concertation avec la population simianaise.

Les élections passées, et alors que, justement, aucune concertation n'avait eu lieu, qu'aucune information valable n'avait été donnée, on s'empressait de lancer le projet et Le Moniteur du 23 mai 2008 pouvait annoncer : « L'Opac Sud vient de lancer un concours européen de maîtrise d'œuvre ».

Elle croit nous en mettre plein la vue en le qualifiant « d'intergénérationnel », ce qui est peut-être très bien sur le papier mais risque de se révéler irrationnel et risque de poser des problèmes.

Elle croit éblouir les simples citoyens béats que nous devrions être en nous parlant d'une crêche « basse consommation », d'une maison de retraite et de logements sociaux « haute performance énergétique associée à une démarche Haute qualité environnementale ».

Si vous parlez avec nos édiles qui semblent voir les choses de très haut, évoquez aussi, peu importe dans quel ordre : PLU, Agenda 21, développement durable, etc., vous les verrez s'élever et planer, planer...

Près des réalités et des attentes directes, immédiates, de nos concitoyens (nombre de places à la crêche, nombre de logements attribués à des Simianais, etc.), est-il besoin de dire que nous n'avons rien contre les économies d'énergie et la protection de notre environnement. Bien au contraire et c'est pour cela que nous avons dénoncé ce projet dès qu'il a été connu, avant les "municipales".

Car nous avons beaucoup à craindre pour l'environnement naturel dans le secteur de Bédouffe.

Nous avons tout à craindre pour notre environnement social avec les inconvénients qui vont en résulter pour la vie quotidienne, notamment pour les mamans qui auront à amener leurs enfants dans un lieu si excentré, si éloigné des écoles.

Nous avons bien à redouter des dépenses supplémentaires que beaucoup auront à subir, sans parler des impôts accrus que nous aurons à supporter.

On peut planer très au-dessus des réalités quotidiennes et des citoyens. Eux pensent aussi, entre autres, que si le simple entretien de la commune laisse aujourd'hui beaucoup à désirer, on ne peut que craindre le pire pour la gestion d'un telle réalisation. Et si elle devient une haute priorité pour la municipalité, qu'en sera-t-il alors du reste de la commune ?

Les Simianais n'ont pas été "concertés" (pardon pour ce barbarisme), ils sont en revanche déconcertés par la désinvolture de la municipalité en place à leur égard.

On verra bientôt que c'est avec la même désinvolture qu'elle nous appliquera les augmentations d'impôts qui vont en découler.

Elle a déjà un bouc émissaire tout trouvé, le président de la République française...

Jean Machera

3 décembre 2009

 
 

Jean Machera a écrit (Le Gaiardet n°17, juin 2009, éditorial) :

- le maire s'est fermement élevé contre ceux qui, installés plus ou moins récemment dans la commune, ne veulent pas que celle-ci accueille de nouveaux habitants ; je suis bien sûr d'accord avec lui sur ce point ; et je vais même plus loin : je suis contre tout favoritisme dans l'attribution des logements, souhaitant que toute l'opposition participe aux décisions de cette attribution ;

- sur les pourcentages indiqués, (...) 80 à 90 % des logements seront réservés aux Simianais ; je ne devrais pas le dire, car quelqu'un a précisé qu'on ne pouvait pas le rendre public. Difficile à suivre ! Ne serait-ce pas que la municipalité n'est pas sûre d'elle-même, puisque c'est le conseil général qui subventionne ou apporte les crédits et qui est en mesure d'imposer des décisions ?

Parlons-en, texte intégral de l'éditorial de juin 2009
 

Le maire a dit

Sur ce site, en juin 2008, nous avons rappelé ses déclarations :

« - au cours du conseil municipal du 17 juin 2008, le maire a indiqué avoir « demandé à l'OPAC de travailler sur 40 logements sociaux.

« - le maire a d'autre part souligné que ce genre de projet demande quatre ans pour aboutir.

« - avant les élections, le maire avait indiqué qu'une concertation avec les riverains interviendrait après le 21 mars. Le 26 mai, salle Léon-Masson, il a fait savoir qu'une réunion spécifique à ce projet aura lieu d'ici fin juin. »

Texte complet de la page.
 

OPAC Sud, 13 Habitat, conseil général...

Le 27 novembre 1974, le premier office public d'aménagement et de construction (OPAC) de France prend vie à Marseille, il devient Opac Sud en 1991 et officiellement 13 Habitat en 2009.

Ce qui illustre bien, déjà, qu'il s'agit d'une émanation du conseil général des Bouches-du-Rhône dirigé actuellement par M. Guérini.

« Le conseil d'administration se compose de 23 membres désignés par le conseil général, l'organisme auquel ils appartiennent et les fédérations de locataires. (...) On compte : 6 conseillers généraux, 7 personnalités qualifiées, dont 2 élus locaux, 2 représentants d'organisations syndicales, 1 représentant de l'Union départementale des associations familiales, 1 représentant de la caisse d'allocations familiales, 4 représentants des locataires, 1 représentant des associations d'insertion, 1 représentant des C.I.L. (1% Patronal).
Son président est obligatoirement élu parmi les représentants du conseil général, collectivité territoriale à laquelle 13 Habitat est rattaché. »

(Source : 13 Habitat)

Combien de logements sociaux les Simianais
peuvent-ils espérer se voir réellement attribuer ?