Devoir de mémoire

Simiane Demain


 

A propos de la Journée des déportés
Oublier l'histoire
 c'est se condamner à la revivre

C'est pour nous un devoir de reproduire ce message de l'Union fédérale des Anciens combattants, lu le 30 avril 2006 devant la stèle du parvis de l'église Saint-Pierre, à Simiane, comme dans toute la France, lors de la Journée nationale du souvenir des déportés.

 

(Transmis par Christian Dallaporta)

En ce jour de souvenir, rappelez-vous et, pour les plus jeunes, remettez-vous en mémoire ces récits que l'on a pu vous rapporter sur cet épisode particulièrement horrible de la guerre 1939-1945.

Et dire que des Français se sont faits les complices de ces innommables persécutions !

Une propagande forcenée et une désinformation savamment orchestrée ont fait que nombre de nos concitoyens ont, à l'époque, éprouvé un certain soulagement à l'idée que la chasse aux juifs et aux tziganes ne les concernait pas puisque ces indésirables partaient ailleurs dans des camps de travail.

Ils laissaient ainsi à ceux qui restaient des rations alimentaires qui faisaient tant défaut.

Nous devons nous souvenir qu'à tout moment, mais surtout dans les dernières années de la guerre, d'autres personnes ont été arrêtées comme criminels. Elles étaient expédiées, souvent après des traitements inhumains, dans ces camps où elles étaient exterminées.

Mais, parmi ces condamnés non raciaux, non engagés, il y avait aussi des évadés repris, des otages innocents ramassés au hasard des rafles. Personne n'était à l'abri de cette tragédie.

Un rescapé écrivait :

" Un camp de concentration, est un endroit où l'on entre par la porte et d'où l'on sort par la cheminée. "

L'extermination massive et systématique des juifs et des tziganes, " la solution finale ", la tragédie de la déportation est une horreur parmi les horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Elle n'a pas de précédent.

Elle n'est identique à rien, même si d'autres " expériences " peuvent lui être comparées. Elle entache notre siècle d'une marque indélébile, sur laquelle nous n'avons pas fini de nous interroger.

Afin que de tels faits ne se renouvellent jamais, rappelez-vous cette phrase :

Oublier l'histoire, c'est se condamner à la revivre.