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C'est le 9 et le 16 mars qu'auront lieu les scrutins du premier et du deuxième tour des élections municipales...

A ces mêmes dates nous aurons aussi à voter pour élire un conseiller général.
 

Dites-nous... Hervé Sérékian
« Il faut impérativement assainir les finances de la commune »   


 

 

Réponses à quelques questions sur la situation financière de la commune
et les solutions qu'il convient d'y apporter .

 

Portrait express

 

M. Sérékian, en deux mots, qui êtes-vous ?

 

- Je suis expert-comptable et commissaire aux comptes. J'ai assumé les fonctions d'adjoint au maire délégué aux Finances dans la commune de Bouc-bel-Air, avant de venir m'installer à Simiane.

 

Vous êtes donc à même de nous donner votre avis sur la situation financière de la commune ?

 

- J'essaierai, en tous cas.

Les dépenses de fonctionnement
ne sont pas maîtrisées

 

Vous connaissez bien les finances des collectivités locales, pouvez-vous nous en dire plus ?

 

- En effet, professionnellement, je suis intervenu à différentes reprises lors de missions auprès des collectivités locales. J'ai effectué notamment le diagnostic financier de plusieurs communes après l'élection d'un nouveau maire. De plus, j'ai assumé la fonction de maire adjoint délégué aux Finances à Bouc-Bel-Air.

 

Cette commune, au cours du mandat précédent, avait réalisé un très gros projet et le maire était attaqué par l'opposition sur l'état des finances. Au cours du mandat suivant (1994 à 2001), j'étais aux Finances et nous avons réussi à les redresser en quelques années ; ce qui s'est passé lors du mandat suivant ne me concerne pas.

 

Quel est votre point de vue sur la situation financière de la commune de Simiane-Collongue ?

 

- Nous avons analysé les budgets des cinq dernières années et nous avons constaté les point suivants :

 

1) Sur les comptes administratifs 2005 et 2006, les dépenses de fonctionnement ont rattrapé les recettes    de fonctionnement. Cette situation est due en partie à une masse salariale  très importante.  Elle    représente 52 % de l'ensemble du budget de fonctionnement. (NDLR. A ce sujet, voir plus loin le chapitre Si    nous sommes élus).  Alors que  la moyenne des communes  ayant la même population  dans les  Bouches-   du-Rhône est  de 40 %.

 

2) L'absence de maîtrise des dépenses de fonctionnement a une incidence directe sur la baisse des    dépenses d'investissement : 1 115 000 euros en 2004 contre 723 000 en 2007, alors que la commune a un    manque évident d'infrastructures. L'entretien des bâtiments communaux et des routes prend également du    retard. On répare un morceau de route par-ci, par-là, mais aucun travail de rénovation d'ampleur n'est réalisé.

 

3) La capacité d'autofinancement est négative. Cela signifie que le résultat de la section de fonctionnement    ne permet pas de financer les travaux entrepris, d'où le recours systématique à l'emprunt.

 

4) Cette situation explique l'importance de l'endettement de la commune qui atteint plus de 65 % du    budget. Soit la somme de 2 700 000 euros.

 

5) Si des mesures énergiques ne sont pas prises, la pression fiscale (taux d'imposition des taxes locales)    va augmenter considérablement.

 

Quelles solutions ?

 

D'après vous, existe-t-il des solutions pour remédier à cette situation, très inquiétante pour l'avenir ?

 

- Oui, évidemment, si on le veut, et il est temps d'assainir les finances de la commune avant que la situation ne devienne désespérée.

 

Si nous sommes élus nous réaliserons le diagnostic financier de la commune, c'est indispensable, et prendrons les décisions qui s'imposent.

 

D'ores et déjà, il est impératif de stopper l'accroissement du poste charge de personnel qui obère les finances de la commune, en le limitant à l'évolution normale des salaires.

Si nous sommes élus, nous nous engageons :

 

- à maintenir l'effectif actuel du personnel communal, donc à ne pas supprimer d'emplois, et à limiter    au strict nécessaire les embauches nouvelles.
- d'autre part, il est nécessaire de renégocier la dette de la commune afin de réaliser des économies sur le    poste Charges financières. En effet, certains emprunts contractés ont un taux de 10,75 %, ce qui,    aujourd'hui, est une aberration.

En conclusion...

 

Je dirai qu'il est temps de remettre de l'ordre dans les finances de la commune. Si rien n'est fait, les difficultés financières actuelles vont très vite devenir insurmontables.

 

 


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