Devoir de mémoire

Simiane Demain


 

Nos morts pour la France
Le tribut de Simiane aux guerres mondiales  

Petite commune alors par le nombre de ses habitants (744 en 1914, 700 en 1939), Simiane a tout de même payé son tribut à la patrie, notamment pendant la première de ces guerres. Les familles touchées ne l'ont pas oublié, comme toutes celles de notre pays. Souvenons-nous, nous aussi.

 

Ils avaient dix-sept ans...

Voici le nom des Simianais figurant sur le monument aux morts afin que leur souvenir se perpétue.

Paul Caillol, 28 septembre 1918
Albert Chaillan, 21 mars 1916
Emile Chaillan, 7 août 1916
Paul Chaillan, 6 avril 1919
Joseph Chavasse, 30 octobre 1918
Marius Couton, 13 novembre 1918
Roger Guigon, 13 septembre 1944
Emile Lan, 15 mai 1917
Fortuné Lan, 7 mars 1915
Marius Mérentier, 9 septembre 1914
Gilbert Mihière, 16 octobre 1918
Louis Mihière, 10 octobre 1918
Irénée Mouret, 2 novembre 1918
Aubin Pailly, 3 juillet 1915
Emmanuel Pailly, 17 octobre 1918

Il ne faut pas oublier Jacques Manéra et François Besin(voir ci-dessous).

Ajoutons également le nom du chef du détachement canadien Lambert , qui, en 1944, venant de Gardanne par le CD 8, se dirigeait vers Marseille.

«Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prénommaient Albert, Aubin, Emile, Emmanuel, Fortuné, Gilbert, Irénée, Joseph, Louis, Marius, Paul. Ils étaient paysans, ouvriers ou bourgeois. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers...

Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants et revêtir l'uniforme mal coupé, chausser les godillots cloutés... Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de 4 millions subirent de graves blessures...» (1)

Certains d'entre eux, grands blessés de la face, se sont donné familièrement le nom de «gueules cassées».

Nous leur devons notre respect

La plupart étaient tout jeunes. Tous ont laissé un grand vide, cruel, dans leur famille.

Chez nous, il y a ceux dont la Seconde Guerre mondiale de 39-45 a fixé le destin :

- le lieutenant Roger Guigon de la 2e DB, tué le 13 août 1944, à Dompaire, dans les Vosges, repose dans notre cimetière. Son nom figure sur le monument aux morts. Il a été justement donné à l'une de nos voies principales ;

- entre les numéros 23 et 25 de la rue Jacques-Manera se trouvent, deux plaques commémoratives : l'une, au nom de Jacques Manera, lieutenant des F.F.I., tué le 12 juillet 1944 ; l'autre, au nom du sergent François Besin tué le 7 juillet 1944 ; tous deux étaient membres de l'Organisation de résistance armée (O.R.A.) ;

- la rue Michel Vassent nous rappelle le nom de cet adjudant chef des Tabors marocains qui, après être passé par Simiane, a été tué le 22 août 1944, à Fabregoules (Septèmes).

Nous leur devons tout notre respect et toute notre gratitude en incitant les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance, comme au devoir d'humanité.

Nous avons à cœur d'en témoigner.

Christian Dallaporta

 

(1) Paroles de Poilus, Lettres et carnets du front 1914-1918. Librio (Diffusion Flammarion)