Politiquement  incorrect

Simiane Demain

Je ferai aimablement remarquer aux hommes politiques qui me prennent pour un rigolo que ce n'est pas moi qui ai commencé. Coluche

"Une" /  Plan du site

Dans cette page : C'est du joli ! (14 juillet 2011) /  Réforme des collectivités locales (8 juillet 2011) /  Petit bilan (6 mars 2011)  /  Grève contre les retraites (1er novembre 2010) /  Arroseurs arrosés (26 juin 2009) /  Mauvaise foi (avril 2009) /  Méthode Coué (20 mars 2009) /  Qui est coupable ? (22 décembre 2009) /  Taxe "carbone" (3 septembre 2009) /  Un type (1919-2009)

Dans la même rubrique : C'est clair / Chien crevé / Immigration (Sur l') / Profession de foi de Jean Machera / Nom du collège / Vous avez dit : repentance ? / Tribune / Questions & réponses

Tribune

La chronique de Jean Nemrod ( J. N.)

et autres prises de position



En suivant l'actualité, il y a souvent de quoi s'emporter contre les démagogues et autres donneurs de leçons... Cela vaut toujours la peine de relire ces chroniques car les comportements, les méthodes dénoncées ne changent guère !
 

C'est du joli ! (La cigale et les fourmis)

Simiane, le 15 juillet 2011

Vous espériez peut-être, naïvement, que le débat pour l'élection présidentielle porterait sur des idées ? Mais il démarre au plus bas niveau.

Eva Joly, la candidate des "Verts", a estimé hier qu'il faudrait supprimer le défilé du 14 Juillet. Elle a aussitôt été très critiquée :

Manuels Valls (PS) : « Tout cela n'est pas très sérieux »
Harlem Désir (PS) : C'est « un grand moment de rencontre entre la défense nationale et les citoyens» et un «grand rendez-vous »
Ségolène Royal (PS) : Il est « normal qu'on rende hommage au moins une journée par an à nos forces armées »
Lionnel Luca (Droite populaire) : « Madame Joly confond sans doute le 14 Juillet et le 1er avril... Je ne sais pas ce qu'elle aurait fait en 1944-1945, peut être qu'elle aurait supprimé le défilé des chars de la 2e DB du Général Leclerc ? Ce serait bien qu'elle apprenne l'Histoire de France »
Lionel Tardy (UMP) : « Il est temps pour elle de retourner en Norvège ! »
Marine Le Pen (FN) : « Et pourquoi pas des stands pour fumer le chichon ? ...Les propos d'Eva Joly ... démontrent qu'elle ne comprend pas le lien très profond qui existe entre les Français et leur armée. L'armée est le synonyme de notre liberté »
Henri Guaino (conseiller spécial du président de la République ) : « C'est pour moi, profondément, une insulte à tous ceux qui, depuis des siècles, meurent pour ce pays ».

Seul, le pauvre Noël Mamère apporte son total soutien à l'idole des Verts. Pas étonnant, il joue dans le même registre ! Que n'oserait-il pas pour faire parler de lui ?

Notre commentaire

Mme Joly, depuis son investiture, ne se sent plus jusqu'à prendre des positions irresponsables car elle ne semble pas avoir conscience de ce que représente le 14 Juillet pour la nation. A se demander si, pour certains, ce mot a encore un sens ?

Pourquoi ne pas supprimer aussi les cérémonies du souvenir, les dépôts de gerbes, où l'on se rassemble quelles que soient ses opinions politiques, avec, souvent, la présence des enfants pour les sensibiliser dès le plus jeune âge à ce souci que l'on a tous : plus jamais la guerre ! plus jamais la barbarie !

Elle voudrait remplacer le 14 Juillet par une nouvelle fête : Dansons ! Rions ! Amusons-nous ! Comme à la télé !

Quelle perte de repère ! Mme Joly voudrait-elle provoquer à tout prix pour se faire bien voir des gogos et bobos en tout genre ? Pourtant, elle paraissait assez sérieuse, au tout début...

Nous proposons, nous, de supprimer plutôt sur nos chaînes d'information le défilé de ceux qui accumulent les provocations démagogiques !      

Osons le dire : ce n'est pas joli joli !


Réforme des collectivités locales

8 juillet 2011

Le conseil municipal se réunit exceptionnellement lundi 11 juillet avec cette réforme à l'ordre du jour. La majorité locale étant socialiste, nul doute qu'elle critiquera une fois de plus ces nouvelles dispositions adoptées définitivement le 6 juillet par le Parlement.

Désormais, les conseillers généraux et régionaux seront remplacés par des conseillers territoriaux qui siègeront dans les deux conseils, leur nombre total diminuant par rapport à la situation actuelle : 3 500 environ contre plus de 5 600 aujourd'hui. Une bonne chose, compte tenu de l'inflation des dépenses de ces collectivités, non ? Bien sûr, par la faute du gouvernement : vous connaissez l'air et les paroles !

Réforme en profondeur

La loi prévoit le renforcement et la simplification de l'intercommunalité, l'ensemble du territoire devant être couvert, en principe, par des structures intercommunales en juin 2013, avec un nouveau dispositif permettant une fusion plus simple des communes.

Le texte prévoit par ailleurs la création d'une nouvelle structure pour les zones urbaines atteignant 500 000 habitants, la "métropole". Celle-ci se substituera sur son territoire aux collectivités existantes (communes, communautés et conseil général) et percevra la totalité de la fiscalité locale et des dotations de l'État sur son territoire, sauf la taxe foncière dont le transfert a été supprimé par l'Assemblée nationale en deuxième lecture.

Le texte prévoit la possibilité pour des départements ou des régions de fusionner. Ce ne sera cependant possible qu'avec l'accord de toutes les assemblées concernées et de la population consultée par référendum.

Courage politique

Révolution donc, ce qui suscite toujours des malentendus et des oppositions.

Avant tout, réforme nécessaire des institutions françaises, particulièrement lourdes et coûteuses pour nos bourses !

C'est le mérite, d'autant plus grand, du président de la République et de son gouvernement de s'attaquer à de telles réformes. Tous les politiques n'ont pas ce courage...

Car, en dehors de l'opposition systématique (il y a toujours de bonnes raisons...), les messieurs-dames concernés s'accrochent à leur siège. La défense des situations acquises, c'est assez humain !      

Pour en savoir plus :

« Vie publique »


Petit bilan de ce début d'année 2011

Simiane, le 6 mars 2011

Les commentateurs politiques, vous savez : ces gens qui ne font rien de concret mais se permettent de juger ce que font les autres, voire de leur donner des conseils, ne cessent de marteler que le président Sarkozy continue de baisser dans les sondages ; l'opération contre lui avait déjà commencé le jour même de son avec l'épisode du Fouquet's.

Si l'électorat de droite doute en ce début d'année, c'est qu'il y a, entre autres choses, deux problèmes essentiels.

D'abord, je l'ai déjà dit, l'attitude trop timide du gouvernement envers les personnes en situation irrégulière ; les Français qui éprouvent les plus grandes difficultés lorsqu'ils doivent se confronter aux méandres de l'administration, ne comprennent pas pourquoi d'autres échappent à ces obligations.

Le pouvoir actuel écoute trop les critiques des médias et de la gauche en oubliant que ce sont les électeurs, et eux seuls, qui l'ont élu pour appliquer une politique promise par Nicolas Sarkozy.

Arrêtons avec cette tarte à la crème que certains bien-pensants autoproclamés nous jettent au visage chaque fois que des problèmes d'immigration se posent : " France, terre de liberté, d'accueil, des droits de l'homme, et bla-bla-bla, bla-bla-bla... "

Marine Le Pen a beau jeu de surfer sur ce thème ignoré par une gauche sournoise et hypocrite, et à peine effleuré par la droite.

Deuxième point, l'"affaire " Cassez. Nicolas Sarkozy a eu tort de soumettre l'année du Mexique à la libération de celle-ci, allant même jusqu'à vouloir appeler ces manifestations culturelles : année Florence-Cassez !

Nous ne savons rien de cette jeune femme : que faisait-elle au Mexique, pourquoi s'acoquiner avec un voyou ? Même si sa condamnation à 60 ans de prison est ridicule, nier tout en bloc concernant ce jugement, c'est bafouer l'indépendance de ce grand pays qu'est le Mexique et faire passer l'intérêt supérieur et culturel de la France au second plan.

Il est grand temps que le gouvernement prenne toutes ses responsabilités ; il ne faut plus d'autres " affaires " Cassez ou Alliot-Marie qui tomberaient dans la toile tendue par les araignées médiatiques et la gauche.

Le président doit redresser la barre d'urgence.

Enfin, concernant la Tunisie, l'Égypte et la Libye, attention aux lendemains qui déchantent !      J. N.


A propos de la grève contre la réforme des retraites

1er novembre 2010

Malgré les mauvais sondages, le gouvernement n'a pas cédé.

Les syndicats et la gauche se sont trompés en hypothéquant le résultat des actions dans la rue. Ils n'ont pas compris que Nicolas Sarkozy n'est ni Villepin ni Chirac et que, paradoxalement, le président va sortir renforcé de cette épreuve et sera même en position de force pour 2012.

Même erreur lorsqu'ils ont entraîné des gamins dans les mani-festations, tout en se défendant de l'avoir fait. Nous en avons eu une autre preuve le lundi 25 octobre dans l'émission Mots croisés : la représentante d'une association de lycéens, gentillette par ailleurs, a récité un discours appris par coeur et accusé le ministre Christian Estrosi de manquer de " maturité " !

Le résultat de toutes ces actions, c'est que l'image de la France à l'étranger est encore ternie. La plupart des pays qui ont reculé l'âge de la retraite sont étonnés qu'au pays de la logique cartésienne, les Français ne voient pas la nécessité de cette réforme que certains économistes jugent d'ailleurs faite a minima.

Des mesures encore plus radicales devront être prises plus tard, quelle que soit la couleur politique des gouvernements.

Il faut parler aussi des pertes énormes engendrées par ces grèves. La ministre de l'Economie, Mme Lagarde, a estimé celles-ci à plusieurs millions d'euros par jour ; certaines PME n'arriveront peut-être pas à sortir indemnes de ces épreuves.

Les véritables motifs des principaux meneurs étaient surtout de manifester leur haine viscéale du président Sarkozy au mépris de l'intérêt de la France et des Français.

La grève des éboueurs, peut-être en manque de reconnaissance, a encore porté un mauvais coup à l'image de Marseille et de ses habitants. Quant au port, les perturbations successives depuis des années, sont en train de le dévaloriser aux yeux des utilisateurs étrangers, au bénéfice de Barcelone, Gênes, Rotterdam ou Hambourg. Il ne faudra pas alors que ceux qui ont encouragé cet état de choses se plaignent de la perte des emplois en accusant le gouvernement.

Les Français ne seront pas dupes.      J. N.


La taxe " carbone "

Simiane, le 3 septembre 2009

Cette taxe est destinée, en principe, à limiter l'usage de la voiture, par les particuliers surtout.

La conséquence est que le prix de l'énergie va augmenter, grevant ainsi le budget des ménages.

Il faut rappeler que, sauf erreur de ma part, c'est Nicolas Hulot qui avait demandé aux candidats à la présidentielle de 2007 de signer un engagement dans ce sens. Les médias ont vite fait d'attribuer cette idée au gouvernement seul, alors aussi que le Grenelle de l'environnement abondait pour taxer les énergies dites polluantes.

Je regardais récemment une émission d'Yves Calvi ( C' dans l'air, La Cinq) dans laquelle il y avait deux représentants d'associations écologistes largement financées par l'argent public. Une dame très diserte, dont j'ai oublié le nom, avait la solution à tous les problèmes.

D'abord, les transports en commun. D'accord ! Ensuite, le covoiturage. Le présentateur lui faisait alors remarquer que, dans ce cas, il faut que les personnes concernées travaillent au même endroit, aux mêmes heures et les mêmes jours.

Puis, la bicyclette. Yves Calvi se faisant l'avocat du diable en notant qu'en été c'est peut-être possible mais, parcourir 30 km ou plus à vélo en hiver, dans la pluie ou simplement le froid, devient problématique !

Enfin, dernière idée de génie de la dame : installer dans les immeubles une machine à laver commune !

Si j'avais eu la parole, puisqu'on était en plein délire, j'aurais suggéré un lave-vaisselle commun, ainsi que des toilettes, une salle de bains, etc.

N'est-ce pas ce qu'on appelait collectivisme ?

Les problèmes de l'environnement sont très importants mais, au nom de sa défense, il ne faut pas affirmer n'importe quoi et parler pour ne rien dire.

Et puis, j'aimerais bien savoir où et comment vivent nos beaux donneurs de leçons !      J. N.


Qui est coupable ?

Simiane, le 22 décembre 2009

Non ! Je ne prononcerai pas le mot que les médias nous assènent tous les jours et à tout moment pour nous saper le moral.

Certes, les difficultés économiques sont toujours là mais, en cette fin d'année, on sent un frémissement positif. Les principaux débats qui ont animé la vie politique sont la " taxe carbone " et l'identité nationale.

J'ai déjà dit mon scepticisme sur ladite taxe qui ne fera qu'augmenter nos difficultés économiques sans réels effets sur la pollution. Il faut sans cesse préciser que celle-ci est une exigence des écologistes. Le gouvernement aurait tort de vouloir à toute force donner satisfaction à ces extrémistes dans l'espoir que cela aura une influence sur leur vote. Et, quand on voit le résultat de la conférence de Copenhague, nous n'avons pas à nous sentir coupables.

Pas de culpabilité non plus sur le problème de notre identité, quand on se rappelle que la Marseillaise a été sifflée et face aux débordements auxquels nous avons assisté après la victoire de l'Algérie sur l'Égypte en football.

Comme d'habitude, la gauche est contre, comme elle s'oppose systématiquement à toutes les mesures du gouvernement.

Pourtant, le spectacle qu'elle nous montre en vue du premier tour des "régionales" est lamentable ; chacun ira de son côté tout en critiquant les projets de l'autre ; mais, promis, juré : au second tour, tout ce petit monde se réconciliera et jurera qu'il n'existe plus aucun problème entre eux. Cette attitude de boutiquier ne saurait tromper les électeurs.

Enfin, je ne peux pas terminer sans évoquer les attaques systématiques et grossières dont est victime notre président de la part de prétendus humoristes que je ne citerai pas car vous les connaissez ; cela commence à être pesant. Pour ma part, je ne les écoute plus.

Ceci dit, je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année.      J. N.


Les arroseurs arrosés (Elections européennes)

Simiane, le 26 juin 2009

Pour l'opposition, les élections européennes devaient être l'occasion de sanctionner Sarkozy (sic).

D'ailleurs, les syndicats qui, dans la foulée, avaient organisé une journée de manifestations le samedi suivant, espéraient que celle-ci porterait le coup de grâce à la politique du président.

Malheureusement pour eux, rien ne s'est passé comme ils l'avaient prévu : succès de l'UMP, échec de la gauche. Seuls, les écologistes qui avaient surtout parlé de l'Europe tout comme la majorité, faisaient un bon score.

A ce sujet, je citerai le sociologue Edgar Morin qui, dans Le Monde du samedi 13 juin, écrivait : "Le succès vert, en France, aux élections européennes, ne doit être ni surestimé, ni sous-estimé. Il ne doit pas être surestimé car il résulte en partie de la carence du PS, de la faible crédibilité du MoDem et des petites formations de gauche. Il ne doit pas être sous-estimé car il témoigne aussi du progrès politique de la conscience écologique dans notre pays."

Quant à Bayrou, qualifié lors du débat sur France 2 de "minable" par Cohn-Bendit, il a perdu ce soir-là toute crédibilité auprès de la majorité des Français.

Sa triste prestation me rappelle celle de Ségolène Royal et de sa "colère" qui sonnait si faux lors du face-à-face avec Nicolas Sarkozy, en 2007.

Toutefois, quelque chose de positif semblait apparaître chez la gauche à l'issue de ce scrutin. "Il faut que nous changions. L'anti-sarkozysme systématique ne paie pas."

Allions-nous le constater à la suite du discours du président devant le Congrès de Versailles ?

Réactions prévues et concertées bien à l'avance de l'opposition : "Il n'a rien dit... Discours vide... Tout ça pour ça... etc."

Décidément, ils n'ont toujours rien compris à ce qui s'est passé...      J. N.


Arracheurs de têtes

Simiane, juin 2009

La situation s'aggrave de jour en jour en Iran.

Les forces du régime et ses milices para-militaires ( celles-ci estimées à 8 millions d'individus ! ), se sont abattues sur la population.

Même si, après les grandes manifestations, on en parle moins, le feu n'en continue pas moins de couver et M. Ahmadinejad, bien réélu, comme il se doit dans un pays autoritaire et, de plus, théocratique, devra tôt ou tard lâcher du lest.

D'ailleurs, des rats ont commencé à quitter le navire. Témoins de l'état dans lequel se trouvent certaines catégories de personnes, notre correspondant sur place, Abû Mohammad Abdullah, a relevé et traduit ces petites annonces publiées dans des journaux clandestins.

Nous préférons d'ailleurs nous abstenir d'en publier d'autres dont certains esprits vraiment mal tournés pourraient s'autoriser pour évoquer d'autres situations. Les gens sont si méchants !

Mais, évitez SVP d'en parler car nous ne voudrions pas risquer une rageuse fatwa ! Certains ayatollahs aimeraient bien nous éliminer!

     Cause départ en retraite obligée, petite barbouze vends passe-montagne de contre-afficheur. Assez bon état (passe-montagne).

     Sbire désemparé se vend au plus offrant. Sa mauvaise humeur chronique peut rendre de multiples services : appels téléphoniques anonymes enragés, arrachage d'affiches électorales, arrachage de têtes, etc.

     Béni-oui-oui bien placé pour faciliter tous accommodements mis en oeuvre par ayatollahs, envisage diversification. Beau palmarès de comploteur. Reçoit toutes propositions.

Ce que c'est que de nous tout de même !      


Méthode Coué

Simiane, le 20 mars 2009

Chaque fois que je regarde les informations télévisées, je ne peux réprimer ma colère : pas une édition où le mot crise ne soit martelé à longueur d'antenne. C'est comme si l'on disait tout le temps à un malade : "Tu sais que tu es malade !" ou : "A cause de ta maladie !...", voire : "Tu sais que tu vas mourir !..."

Et ces mêmes journalistes de nous affirmer que "le moral des Français est au plus bas..."

Ils prennent certainement une part active (et orientée ?) à cet état de fait. Comme s'il était nécessaire de nous rappeler constamment que nous traversons une période très difficile.

Autres adeptes de la méthode Coué : le journaliste Edwyn Plenel et Noêl Mamère, tous deux anti-sarkozystes basiques et primaires. Selon eux, le président aurait la main mise sur la télévision. Tiens donc ! Les Guignols, Nicolas Domenach, Ariel Wiesman (Edition spéciale), Ali Daddou, Jean-Marie Apathie, Ruquier, Ardisson, Karl Zéro, Serge Moatti seraient à la botte de M. Sarkozy alors que tous ces messieurs ne se privent pas de l'attaquer et, souvent, bassement ?

S'ils n'étaient pas à sa botte, qu'est-ce que ce serait !

Même chose pour le "paquet fiscal" que la gauche nous assène à tout bout de champ.

A ce sujet, deux attitudes : ceux qui pensent que "les riches" doivent payer toujours plus et qui demandent la suppression pure et simple de ce "paquet". Et ceux qui pensent que prélever 60 % des revenus des plus aisés est injuste et que les 50 % actuels sont plus raisonnables et, qu'après tout, s'ils gagnent bien leur vie, c'est le fruit de leur travail.

A vous de choisir.

Enfin, il y a ceux qui disent que Nicolas Sarkozy n'a pas respecté ses promesses sur le pouvoir d'achat. Ils oublient trop facilement qu'à ce moment-là, il n'y avait pas encore eu le choc pétrolier ni la crise financière mondiale.

Il est vrai que les Français ont, dit-on, la mémoire courte...      J. N.


Mauvaise foi (Au sujet du tremblement de terre de l'Aquila)

Simiane, avril 2009

Suite au tragique tremblement de terre à Aquila, en Italie, les dépêches d'agence et les journaux à leur suite titraient :

L'Italie refuse l'aide française !

Quelle mauvaise foi ! La région étant montagneuse et les routes étroites, difficiles, nos voisins, habitués qu'ils sont d'autre part à de fréquents séismes et à gérer ce genre de situation, avaient indiqué : "dans un premier temps" pour éviter un afflux de personnes, de véhicules et de colis, ce qui n'aurait fait qu'ajouter au chaos.

C'est là, malheureusement, un exemple entre cent de la manière dont est trop souvent traitée l'information, pour aller vite.      


Un type (Les mœurs ne changent pas !)

Paris 1919... Simiane, avril 2010

Le type, c'est M. Jean Bon, ex-député socialiste unifié de la Seine, qui ne sera pas réélu faute d'avoir trouvé place sur la liste de ses propres amis...

C'était, aux dires de ceux qui le connaissaient bien, un très brave homme, extrêmement travailleur mais qui, au lieu de se spécialiser, avait imaginé de suivre tout le travail parlementaire. Il s'ensuit qu'il intervenait à propos de tout avec une intrépidité dans l'incompétence qui donnait sur les nerfs à bien des gens.

Députés et journalistes

De plus, très peu parisien en rien, il n'entendait pas la plaisanterie... Cela a fini par le brouiller avec la presse, laquelle presse a fini par le brouiller avec son comité - et avec ses électeurs.

Ce n'est pas qu'il ait eu tous les torts. MM. les députés manquant quelque peu de prestige aux yeux des journalistes des tribunes, ces derniers manifestent trop souvent leur sentiment d'une façon plutôt indiscrète...

La Chambre, moitié par politique, moitié par bienveillance, fait semblant de ne rien entendre. Seul, M. Jean Bon regardait les interrupteurs d'un œil courroucé et haussait ostensiblement les épaules, ça a fini par mal tourner.

Un soir - il était passé neuf heures - les journalistes trépignaient d'envie d'aller dîner, lorsque M. Jean Bon qui avait déjà discouru cinq fois, demanda encore la parole. C'est alors que M. Théodore Henry, du Petit Marseillais, eut un mouvement d'humeur et proféra un "Oh ! la barbe !" exaspéré, qui fit éclater de rire toute la Chambre, sauf M. Jean Bon qui, très vexé, cria qu'on venait de l'insulter et réclama des sanctions.

On n'a pas raison tout seul...

De là, dans les gazettes, une guerre de traquenards et d'épigrammes - on ne s'appelle pas Jean Bon, non plus ! - à laquelle il vient de succomber. Il est parti, l'autre jour, ulcéré de l'injustice des hommes, sans arriver à comprendre comment on avait pu lui faire un grief de la conscience même qu'il avait apportée à remplir son mandat...

S'il ne s'était pas pris tant au sérieux et s'était contenté, comme tant d'autres, de faire les commissions de ses électeurs, peut-être aurait-il résisté à la bourrasque. Mais non. C'était un de ses principes de ne servir aucun intérêt privé et de ne faire à ce propos aucune démarche.

Au fond, il avait raison, mais on n'a pas raison en démocratie, quand on a raison tout seul...       LEP.

_____________

Publié sous le titre Choses & gens / Un type, dans le quotidien Ouest-Eclair, du 10 novembre 1919.

A noter que ce journal, édité à Rennes dès 1899, a été interdit en 1944, en raison de la collaboration de certains de ses dirigeants avec l'ennemi.