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  Passé vivant, l'âme de Simiane

 La fontaine des vaches

   par Denis Oléon

Dans les années 1980, le regretté Denis Oléon, à ma demande, avait animé avec beaucoup de talent deux rubriques dans la revue Lou Gaiardet, Pratique, comportant des conseils de jardinage, et Le Temps comme il passe, relatant des anecdotes sur la vie simianaise. Nous reprenons ici l'une de ces dernières.

André Segui


   

Avant la guerre de 1914, cette fontaine était installée entre deux importantes maisons du village, séparées par un vide identique à celui qui existe encore entre la station-service Thomas et Mihière, rue Vassent.

La deuxième maison était d'un certain Pontier, qui y tenait bistrot. Mais celle-ci avançait vers le haut du village jusqu'à quasi toucher celle de gauche. Seule, une voie de 1,5 m à 2 m permettait aux véhicules à chevaux de passer, en faisant une gymnastique comprenant deux angles droits consécutifs. Elle reliait Simiane Nord à Simiane Sud et vice-versa. Dans le développement du village, la municipalité décida alors de supprimer cet obstacle.

A la fin du XXe siècle
et au début de ce même siècle (photo suivante)

Elle acquit ledit immeuble pour le démolir et ouvrir la circulation comme nous le voyons à l'heure actuelle. Le mur maître de l'immeuble servant de soutènement à la partie jardin vient d'être restauré par la mairie. Mais lors de ces travaux, la fontaine des Vaches fut déplacée vers le centre de la placette, afin d'éviter l'humidité qu'elle provoquait.

 

Cette fontaine a servi longtemps d'abreuvoir pour les animaux qui allaient et venaient tout seuls une fois détachés.

Depuis, le temps est passé : les vaches, chevaux, poules, maîtres de la chaussée, aussi. La fontaine, elle, est toujours là, mais elle a perdu son principal atout. Elle possédait deux canons et deux eaux différentes : celui de droite, l'eau de la ville, alimentant le village ; celui de gauche, celle du marquis, non calcaire, servait surtout à cuire les légumes.

Ces particularités n'existent plus aujourd'hui, depuis le passage du Canal de Provence, qui a détourné les eaux, le château étant alimenté par une conduite spéciale recevant l'eau "village". Les légumes secs sont mis à l'index par le corps médical et la cocote-minute vient à bout des pierres de Durance.

Alors !!

Denis Oléon

 

 



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