Vie quotidienne

Simiane Demain

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Notre vie quotidienne, c'est aussi bien nos difficultés pour circuler sur la commune, dans le centre en particulier, que la protection de notre patrimoine, le respect des autres ou, au contraire, le manque de civisme de certains, la vitesse excessive, le bruit, ces fléaux modernes, mais aussi nos loisirs, comme la chasse, etc.
 
 
 

La chasse

Un sport qui coûte très cher

Le saviez-vous ? Jugez plutôt.

Dans les Bouches-du-Rhône, le permis coûte 103 € ; le timbre sanglier 12 € ; le permis national 269 € ; l'assurance 15 € ; la carte adhérent 100 € (moyenne) ; la carte dite "étranger", 200 € (moyenne). Pour les chasseurs privés, les prix sont beaucoup plus élevés, de 500 € à 1500 € ou plus.

Pour le gibier dit "de repeuplement" que l'on met bien avant l'ouverture pour améliorer les effectifs : lièvres d'Europe centrale, 455 € le trio ; faisans, 13 € la pièce ; perdrix rouges, 25 € le couple ; lapins, 18 € l'un. Bien entendu, ces prix sont indicatifs. A tout cela, il faut ajouter les vêtements, les cartouches, etc....


 

Les dégâts du grand gibier

Il y a deux paradoxes que les non-initiés ne connaissent pas. Le grand gibier (sangliers, cerfs...) est classé res nullius, c'est à dire qu'il n'appartient à personne. Si vous avez un accident mettant en cause un de ceux-ci, votre compagnie d'assurance vous confirmera que vous n'avez aucun recours.

Et, cependant, ce sont les chasseurs et eux seuls qui paient les dégâts de gros gibier. Mais où cela devient comique, c'est que, pour pouvoir tirer un animal, dont par ailleurs ils vont devoir payer les préjudices faits à l'agriculture, ils doivent impérativement avoir acquitté le montant du timbre grand gibier ! (cf. prix ci-dessus). L'an passé, les chasseurs ont dû payer 23 millions d'euros de dégâts en France, dont 85% sont dus aux sangliers ; pour les Bouches-du-Rhône, ce sont 86 573 €.

Permis et charges

Autre anomalie : lorsque vous avez obtenu votre permis de conduire, il est acquis à vie, sauf graves manquements au Code de la route. Le chasseur doit, lui aussi, passer un examen théorique et pratique mais, à la différence de l'automobiliste, il doit faire valider ce permis chaque année (cf. coût plus haut). Ce qui rapporte à l'État 2 milliards de taxes annuelles via la validation de ce document. Le chasseur serait-il lui aussi une vache à lait ?

Lorsque vous vous promenez dans nos collines, sachez que les cultures à gibier, les points d'eau, les débroussaillements sont payés par les chasseurs, qui ont des baux concédés par les communes ou par les propriétaires privés. Ils sont donc, comme vous, éventuellement, avec votre domicile, des locataires, à charge pour eux, par l'intermédiaire de leurs gardes-chasse assermentés, d'en assurer la surveillance.

«La nature appartient à tout le monde», pensent certains. Sachez que vous pouvez aller là où l'on vous tolère et que, partout où vous posez le pied, il y a un propriétaire, privé ou communal. Chacun doit savoir où il se trouve. Le Code rural vous aidera à écarter certaines idées reçues.

Douilles...

Ne pouvant tout traiter ici, nous terminons par un des principaux reproches faits aux chasseurs : les douilles abandonnées sur le sol. Malgré les efforts de persuasion des responsables des sociétés de chasse auprès de leurs adhérents, beaucoup reste à faire, c'est vrai.

Enfin, nous voudrions mettre un terme à une idée qui a la vie dure : les chasseurs tirent sur tous les petits oiseaux, les passereaux. Hormis la grive, l'étourneau et quelques autres espèces, chasser les petits oiseaux est strictement interdit : gare au contrevenant ! Cela lui coûtera très, très cher, voire la confiscation du fusil.

N'hésitez pas à nous écrire pour toute question ou demande de précisions sur la chasse. ?

Jean Nemrod

4e trimestre 2005


Une préparation indispensable

Une bonne saison de chasse dépend du temps et des éléments, certes mais, surtout, des chasseurs eux-mêmes.

Pour cela, il faut débroussailler, faire des cultures à gibier, créer des points d'eau, des mangeoires et réguler les prédateurs : principalement les fouines, belettes, putois, pies et renards.

C'est le rôle des gardes-chasse et piégeurs agréés.

A ce propos, il faut préciser que, contrairement à une idée reçue, ces derniers n'utilisent pas de poison. C'est formellement interdit depuis de nombreuses années.

Repeupler

Puis, dès le printemps, c'est le repeuplement pour essayer d'apporter un sang nouveau au gibier déjà présent sur le terrain.

Ce sont avant tout des perdrix, des faisans, parfois des lièvres, mais surtout des lapins dont l'implantation reste toujours aléatoire.

C'est aléatoire depuis qu'un apprenti-sorcier, le docteur Delisle, pour se débarrasser des lapins qui abondaient chez lui, introduisit en 1953 le virus de Sanarelli, responsable de la terrible myxomatose.

Celle-ci, malgré les tentatives de vaccination des individus, est toujours présente à l'état endémique, c'est-à-dire qu'après une période de sommeil, elle réapparaît brusquement et plus il y a de lapins, plus l'épizootie est mortelle.

A ce fléau, il faut en ajouter un autre, le V.H.D. (viral hemorragic desease), qui foudroie les victimes par hémorragie.

Réserves

Enfin, pour une bonne gestion des populations, les réserves de chasse sont fondamentales, car elles sont un havre de tranquillité pour le gibier.

Voilà quelques points qu'il nous a semblé nécessaire d'évoquer pour vous faire une idée plus précise de ce sport.

Jean Nemrod

Juin 2006)


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