Notre vie quotidienne, c'est aussi bien nos difficultés pour circuler
sur la commune, dans le centre en particulier, que la protection de notre patrimoine, le respect des
autres ou, au contraire, le manque de civisme de certains, la vitesse excessive, le bruit, ces fléaux
modernes, mais aussi nos loisirs, comme la chasse, etc.
Le parking de Lilliput
Des trottoirs virtuels aux trottoirs à l'abandon
Les Simianais vont regretter la facilité qu'ils avaient de se garer sur le parking du cours des Héros
Tous ceux qui rentrent de vacances, utilisateurs de l'ancien parking du
cours des Héros,
face à la
salle Léon-Masson, vont pour beaucoup regretter, non pas sa poussière ou sa boue, mais la facilité qu'ils avaient de s'y
garer, soit d'une manière assidue la nuit, soit à l'occasion de manifestations diverses, du marché ou du dépôt des
enfants tout à proximité des écoles.
Ils vont être surpris : la capacité d'accueil de ce parking, qui pouvait
recevoir, d'une manière anarchique peut être, une soixantaine de véhicules de toutes tailles ( voitures, fourgonnettes,
petits camions, camping-cars etc.), ne compte plus que 40 emplacements, exclusivement réservés aux véhicules légers.
Portion congrue Sur l'ensemble des travaux projetés par la commune pour la rénovation du
cours, deux zones ont été réduites à la portion congrue :
- Les terrains d'évolution des joueurs de boules dont les
parties pouvaient se dérouler sur plus de 2000 m2 et qui devront se contenter d'une aire de 300 m2 ; quand on connaît
l'engouement des gens de Simiane et d'ailleurs pour venir jouer aux boules sous les ombrages séculaires des platanes du
cours on se demande comment sera géré l'accès à cette surface.
- Le parking : en ce qui concerne ce dernier, le problème
posé aux concepteurs était de tracer dans la surface réservée à cet effet, le maximum d'emplacements pour essayer de se
rapprocher des capacités d'accueil de l'ancien parking. Sur ce point c'est raté .
Vous pénétrez dans le parking par une voie en fer à cheval, à sens unique,
d'une largeur permettant le passage d'un seul véhicule ; la faible largeur de la voie ne permet pas de tracer des
emplacements perpendiculaires à celle-ci et leur positionnement en épis s'impose.
La recherche du plus grand nombre d'emplacements est inversement
proportionnelle à l'évolution de leur largeur qui n'est que de 2,15 m (la largeur des emplacements des parkings de la
rue Lambert, du cours, du
Moulin et des grandes surfaces est de 2,50 m ), ce qui oblige les utilisateurs à se garer
obligatoirement en marche arrière pour pouvoir ressortir du parking.
Se garer en marche arrière entre deux bandes seulement espacées d'un peu plus
de deux mètres que l'on ne voit pas lorsqu'on est au volant, avec souvent un autre véhicule derrière qui attend de
pouvoir avancer, est une véritable épreuve de permis de conduire et nous espérons que les Simianais sauront faire
preuve de patience et d'indulgence devant, inévitablement, les manœuvres maladroites de certains conducteurs.
Il faudra veiller à être bien dans l'axe de l'emplacement pour pouvoir ouvrir, en douceur, les portières sans
endommager celles des voisins. Les concepteurs ont confondu Simiane et le royaume de Lilliput.
Nos édiles, qui sont tous des conducteurs, auraient pu, avant de cautionner une telle réalisation, s'inspirer de
parkings voisins en général et de celui du Moulin en particulier pour éviter ce qui risque d'être une source journalière de tensions. ?
André Beaumond
9 septembre 2006